Un navigateur qui affiche message « site non sécurisé » fait fuir une partie des visiteurs avant même qu’ils lisent votre page. Pour l’éviter, il faut un certificat SSL installé sur le serveur, et la question devient vite celle du fournisseur. SSLs.com se place sur le créneau du prix bas : il revend des certificats à l’unité, du simple certificat de domaine aux certificats à validation étendue. Cet article explique comment se passe une commande, à qui chaque type de certificat convient, ce qui le sépare des autres fournisseurs et comment choisir sans surpayer.
Quel problème SSLs.com règle, et pour qui
Un certificat SSL (en pratique TLS, si la différence entre TLS et SSL vous intéresse) chiffre les échanges entre le navigateur et le serveur et prouve que le site appartient bien à qui il prétend. Les autorités de certification qui les émettent vendent rarement en direct aux petits comptes : ce sont des revendeurs comme SSLs.com qui assurent la commande, la validation et l’accompagnement à l’installation.
Les conditions générales du site présentent Namecheap, Inc. comme maison mère de SSLs.com, et la page du programme revendeur parle de « société sœur » qui partage le même système de revente. Le pied de page indique une activité depuis 2009 et une adresse à Phoenix, en Arizona. Depuis la refonte du catalogue, les certificats vendus sont émis par l’autorité SSL.com : les anciennes références Comodo et Sectigo (PositiveSSL, EssentialSSL, InstantSSL) restent valides jusqu’à leur expiration, puis sont remplacées par leur équivalent SSL.com au renouvellement.
Le public visé est large mais plutôt technique : propriétaires de blogs ou de petits sites, PME qui veulent afficher leur raison sociale dans le certificat, agences qui gèrent des dizaines de domaines clients, hébergeurs qui revendent des certificats à leurs propres clients.
Comment se déroule une commande, étape par étape
Tout se passe dans le navigateur, depuis le compte client. Le parcours suit les étapes décrites dans les fiches produits et la FAQ :
- Choisir le certificat selon le nombre de domaines (simple, wildcard, multidomaine) et le niveau de validation (DV, OV ou EV), pour une durée de 1 à 5 ans ;
- Générer une demande de signature (CSR) sur votre serveur et la coller lors de l’activation ;
- Prouver le contrôle du domaine par un e-mail envoyé à une adresse du domaine, un enregistrement DNS ou un fichier déposé sur le serveur ;
- Fournir les documents de l’entreprise pour un certificat OV ou EV, l’autorité vérifiant l’existence légale, l’activité et l’adresse de l’organisation ;
- Télécharger et installer le certificat, avec les guides de la base de connaissances ou l’aide à l’installation proposée par l’équipe.
Les délais varient fortement selon le niveau : un certificat DV sort en général quelques minutes après la validation du domaine, alors que la vérification d’une organisation pour un EV peut prendre plusieurs jours, selon la FAQ de SSLs.com. L’espace client centralise ensuite le statut de chaque certificat et les rappels de renouvellement. Les conditions générales précisent toutefois que ces rappels ne valent pas engagement : surveiller la date d’expiration reste de votre responsabilité.
Quel certificat pour quel profil
- Blogueur ou indépendant : Standard SSL couvre un domaine avec et sans www, sans document à fournir. C’est le cas d’usage pour lequel le prix d’entrée a été pensé.
- Site avec sous-domaines (boutique, espace client, blog sur des sous-domaines distincts) : un certificat wildcard évite d’en gérer un par sous-domaine.
- PME ou association : High Assurance SSL ajoute la vérification de l’organisation et inscrit son nom dans le certificat, utile pour un formulaire de contact ou un espace adhérent.
- Site marchand, assurance, santé : EV SSL impose la vérification la plus poussée, avec la garantie la plus élevée du catalogue.
- Agence web : SAN Certificate regroupe plusieurs domaines distincts sous un seul certificat, avec des noms ajoutés à l’unité, ce qui simplifie les renouvellements.
- Hébergeur ou intégrateur : le programme revendeur passe par un compte Namecheap, avec accès API, module WHMCS et prix dégressifs selon le volume annuel.
SSLs.com face à Let’s Encrypt, Namecheap et GoDaddy
Le choix d’un fournisseur de certificats se joue surtout sur trois critères : le niveau de validation dont vous avez besoin, le temps que vous acceptez de passer sur l’installation, et la façon dont le certificat s’intègre à votre hébergement.
| Fournisseur | Modèle | Point fort | À privilégier si |
|---|---|---|---|
| SSLs.com | Certificats à l’unité, de 1 à 5 ans | Prix bas sur toute la gamme DV, OV et EV | Vous voulez un certificat payant indépendant de votre hébergeur |
| Let’s Encrypt | Autorité gratuite, certificats DV renouvelés automatiquement | Aucun coût, automatisation par l’hébergeur | Un simple chiffrement DV suffit et votre hébergeur le gère |
| Namecheap | Certificats vendus avec domaines et hébergement | Tout sous un même compte | Vos domaines sont déjà chez Namecheap |
| GoDaddy | Certificats intégrés à l’offre domaines et hébergement | Interface et support en français | Vous préférez un interlocuteur francophone |
Face à Let’s Encrypt, l’intérêt de SSLs.com tient aux certificats OV et EV, que l’autorité gratuite ne délivre pas, et à la garantie financière associée. Avec Namecheap, la frontière est mince puisque les deux marques partagent le même système de revente : le choix dépend surtout de l’endroit où sont vos domaines. Si un accompagnement en français compte davantage que le prix, notre avis sur GoDaddy détaille ce que propose cette alternative.
Dernier point à garder en tête : un certificat ne vaut que par la confiance que les navigateurs accordent à l’autorité qui l’émet. Le retrait de confiance de Google envers les certificats Entrust a montré qu’une autorité peut perdre cette confiance : avant d’acheter, vérifiez qui émet le certificat, ici SSL.com pour tout le catalogue actuel.
Les limites à connaître avant de commander
- Un service en anglais : site, guides d’installation et échanges avec le support se font en anglais, ce qui complique les étapes techniques si vous n’êtes pas à l’aise.
- Une facturation en dollars : les conditions générales précisent que tous les achats sont traités en dollars US ; le montant débité en euros dépend du taux appliqué par votre banque.
- Un remboursement encadré : un certificat émis n’est remboursable que dans les 15 jours qui suivent l’émission, et toute demande doit intervenir dans les 90 jours suivant l’achat.
- Des délais de validation parfois longs : les avis récents évoquent des certificats OV et EV bloqués plusieurs jours et un support lent à répondre en période chargée.
- Une installation à votre charge : SSLs.com vend le certificat, pas l’hébergement. Si votre hébergeur ne permet pas d’importer un certificat externe, l’achat n’a pas d’intérêt.
Quel certificat choisir selon votre usage
Pour un blog, un portfolio ou un site vitrine, Standard SSL suffit : 9,99 $ la première année, et l’engagement sur 5 ans fait tomber le prix à 3,75 $ par an. Commencez par l’essai gratuit de 30 jours pour vérifier que votre hébergeur accepte bien le certificat. Dès que vous gérez des sous-domaines, Standard Wildcard SSL (76,99 $ la première année) revient moins cher que plusieurs certificats séparés. Si vous voulez rassurer sur l’identité de l’entreprise, High Assurance SSL à 31,99 $ est l’entrée la plus abordable en validation OV. Réservez EV SSL (75,99 $) aux sites qui traitent des paiements ou des données sensibles, en prévoyant plusieurs jours de vérification. Pour une agence, SAN Certificate à 32,99 $ avec 3 domaines inclus, puis 16,50 $ par domaine supplémentaire, est la formule la plus souple.



