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KeePass

Gestionnaire de mots de passe libre et gratuit qui chiffre vos identifiants dans un fichier local, pensé pour Windows

  • Metzingen, Allemagne
  • Fondé en 2003
  • keepass.info
Note de la rédactionTrès bon
  • Tarifs vérifiés le 22 octobre 2026
  • Plan gratuit
  • Interface en français

En bref

Ce que propose KeePass

Gestionnaire de mots de passe open source sous licence GPL, KeePass range vos identifiants dans une base chiffrée en AES-256 ou ChaCha20, remplit les formulaires par saisie automatique et génère des mots de passe aléatoires. Il fonctionne hors ligne, sans compte ni abonnement, y compris depuis une clé USB. Il s'adresse aux utilisateurs Windows qui veulent garder la main sur leur coffre.

Idéal pour

  • Utilisateurs Windows qui refusent de stocker leurs mots de passe chez un tiers
  • Administrateurs et développeurs qui gèrent des dizaines d'accès techniques
  • Petites structures en quête d'un coffre gratuit sur un partage réseau
  • Profils nomades qui veulent un coffre portable sur clé USB

Moins adapté si

  • Besoin d'une synchronisation automatique : le fichier se partage via votre propre cloud
  • Équipe sur Mac ou mobile : seule l'édition Windows est officielle
  • Envie d'un support réactif : l'aide passe par les forums et la documentation
  • 2003année de la première version
  • +45langues disponibles par fichier de traduction
  • +35formats d'import pris en charge par KeePass 2.x
  • 0 €logiciel libre sous licence GNU GPL v2 ou ultérieure
Plateformes
  • Application lourde
  • Logiciel Windows
Langues
  • Anglais
  • Français
Support
  • Documentation
  • Communauté
Déploiement
  • Sur site

Verdict de la rédaction

Notre avis sur KeePass

KeePass est le bon choix pour un utilisateur Windows qui veut un coffre chiffré gratuit, hors ligne et dont il maîtrise le fichier. En échange, la synchronisation, l'usage mobile et le remplissage dans le navigateur demandent des outils tiers à configurer soi-même.

La rédaction LEPTIDIGITAL
  • Simplicité d’utilisation5,0/5
  • Richesse fonctionnelle3,0/5
  • Support client3,0/5
  • Rapport qualité / prix4,0/5

Avantages et inconvénients

Ce qu’on aime, ce qui coince

Points forts5

  • Gratuit et open source sous licence GPL, code source publié avec chaque version
  • Base chiffrée en local, sans compte en ligne ni serveur de l'éditeur
  • Dérivation de clé Argon2 et fichier clé en second facteur
  • Édition portable qui tourne depuis une clé USB sans rien installer
  • Mises à jour régulières : versions 2.60 en novembre 2025, 2.61.1 en mai 2026

Points faibles4

  • Interface d'aspect daté, jugée peu intuitive par une partie des utilisateurs
  • Aucun service de synchronisation : le fichier passe par votre cloud ou un plugin
  • Seule l'édition Windows est officielle, mobile et Mac via des portages tiers
  • Pas d'extension navigateur intégrée : Auto-Type ou plugin tiers obligatoire

Top fonctionnalités

Ce que KeePass fait le mieux

  • Base entièrement chiffrée

    AES-256 ou ChaCha20 sur toute la base, notes et identifiants compris, et dérivation de clé Argon2 contre les attaques par force brute.

    256 bits

  • Clé maître composite

    Mot de passe maître, fichier clé et compte Windows combinables : avec mot de passe et fichier clé, il faut les deux pour ouvrir.

  • Auto-Type et raccourci global

    Saisie simulée de l'identifiant et du mot de passe dans la fenêtre active, retrouvée par son titre grâce à un raccourci clavier.

  • Édition portable

    Fonctionne depuis une clé USB, sans installation ni écriture dans le registre ; supprimer le dossier efface toute trace.

  • Synchronisation par fusion

    Fusion de deux copies d'une base entrée par entrée, en local, sur partage réseau, FTP ou WebDAV, avec historique des versions écartées.

  • Plugins et import

    Architecture de plugins pour l'intégration navigateur ou le cloud, import depuis plus de 35 formats et export CSV, XML ou HTML.

    +35 formats

Aperçu produit

KeePass en images

1 média
Aperçu de l’interface de KeePass

Tarifs

Combien coûte KeePass ?

  • Le plus choisi

    KeePass 2.x

    Édition recommandée par l'éditeur en cas de doute, pour Windows et, via Mono, Linux, macOS et BSD

    Gratuit

    • Version 2.61.1 en installeur, ZIP portable ou paquet MSI
    • Chiffrement AES-256 ou ChaCha20, dérivation Argon2
    • Import depuis plus de 35 formats
    • Synchronisation par fusion de bases
    • Plugins et Auto-Type
    Choisir ce plan
  • KeePass 1.x

    Ancienne branche, pour Windows ou Wine

    Gratuit

    • Version 1.43 en installeur, ZIP portable ou paquet MSI
    • Chiffrement AES-256 ou Twofish
    • Format de base KDB
    Choisir ce plan
  • Tarifs vérifiés le 22 octobre 2026 sur le site de l’éditeur.

Alternatives

Que prendre à la place de KeePass ?

Toutes les alternatives
  • Bitwarden

    8,8/10 · Gratuit

    Gestionnaire de mots de passe open source et chiffré de bout en bout, pour particuliers, familles et entreprises

  • LastPass

    7,6/10 · Gratuit

    Gestionnaire de mots de passe chiffré en local pour particuliers, familles et entreprises, avec SSO et contrôle du SaaS

  • 4K YouTube to MP3

    9,5/10 · Gratuit

    Logiciel de bureau qui convertit vidéos, playlists et chaînes YouTube ou SoundCloud en MP3, M4A et OGG

Test complet

Notre test détaillé de KeePass

Lecture 5 min
  1. Quel problème KeePass résout, et pour qui
  2. Comment fonctionne KeePass au quotidien
  3. Cas d'usage concrets selon votre profil
  4. KeePass face à KeePassXC, Bitwarden et Dashlane
  5. Les limites à connaître avant de l'adopter
  6. Quelle édition choisir

Quel problème KeePass résout, et pour qui

Réutiliser le même mot de passe sur plusieurs services reste la porte d’entrée la plus fréquente des piratages de comptes. KeePass règle ce problème sans abonnement ni compte en ligne : tous vos identifiants vivent dans un seul fichier chiffré, stocké où vous le décidez, et une clé maître unique suffit pour l’ouvrir.

Le logiciel est développé depuis 2003 par Dominik Reichl, depuis Metzingen en Allemagne, et distribué sous licence GNU GPL version 2 ou ultérieure. Le code source est publié avec chaque version, ce qui permet à n’importe quel spécialiste de vérifier ce que fait le programme. La dernière version, la 2.61.1, date du 1er mai 2026, et le rythme de mises à jour reste soutenu (2.59 en juillet 2025, 2.60 en novembre 2025, 2.61 en mars 2026).

Le public naturel de KeePass : les utilisateurs Windows qui refusent de confier leurs mots de passe à un serveur tiers, les administrateurs et développeurs qui jonglent avec des dizaines d’accès techniques, et les petites structures qui veulent un coffre gratuit sans dépendre d’un éditeur commercial. Si vous cherchez avant tout un outil qui se synchronise seul sur tous vos appareils, consultez plutôt notre comparatif des gestionnaires de mots de passe.

Comment fonctionne KeePass au quotidien

Au premier lancement, vous créez une base (un fichier au format KDBX pour la version 2.x) et choisissez sa clé maître. Elle peut combiner trois éléments : un mot de passe maître, un fichier clé (à garder par exemple sur une clé USB) et, sous Windows, le compte utilisateur de la session. Si vous associez mot de passe et fichier clé, il faut les deux pour déverrouiller la base.

La base entière est chiffrée, noms d’utilisateur et notes compris, pas seulement les champs de mot de passe. La documentation sécurité détaille les choix techniques : AES-256 ou ChaCha20 pour le chiffrement, contrôle d’intégrité HMAC-SHA-256, et une fonction de dérivation de clé (AES-KDF ou Argon2) qui ralentit volontairement les attaques par dictionnaire. L’éditeur recommande Argon2d et propose un bouton qui calibre les paramètres pour un délai d’ouverture d’environ une seconde.

Ensuite, chaque entrée regroupe titre, identifiant, mot de passe, URL, notes et pièces jointes, rangés dans des groupes et sous-groupes. Pour vous connecter à un site, deux méthodes : le double-clic qui copie le mot de passe dans le presse-papiers, vidé automatiquement après un délai, ou l’Auto-Type. Ce dernier simule la frappe clavier dans la fenêtre active ; par défaut, il saisit l’identifiant, une tabulation, le mot de passe puis Entrée, et un raccourci global retrouve l’entrée correspondant au titre de la fenêtre ouverte.

Le générateur intégré crée des mots de passe aléatoires dont vous réglez longueur et jeux de caractères. L’interface est en anglais à l’installation : pour la passer en français, téléchargez le fichier de traduction sur le site officiel, copiez-le dans le dossier Languages, puis choisissez la langue dans le menu Affichage.

Cas d’usage concrets selon votre profil

  • Utilisateur nomade : l’édition portable tourne depuis une clé USB, sans installation ni écriture dans le registre. Vous emportez coffre et logiciel ensemble, et supprimer le dossier efface toute trace.
  • Administrateur système ou développeur : groupes imbriqués pour classer serveurs, bases de données et accès FTP, pièces jointes pour les clés SSH, champs de date d’expiration pour planifier les rotations.
  • Petite équipe : un fichier unique posé sur un partage réseau ou un dossier cloud, ouvert par plusieurs personnes. La fusion intégrée réconcilie les modifications entrée par entrée et garde la version écartée dans l’historique. Pour envoyer ponctuellement un accès à un prestataire, voyez plutôt comment transmettre des identifiants de façon sécurisée.
  • Utilisateur prudent : un coffre qui ne quitte jamais votre disque, à doubler d’une copie régulière du fichier avec un logiciel de sauvegarde gratuit.

KeePass face à KeePassXC, Bitwarden et Dashlane

KeePassXC lit et écrit le même format de base, mais c’est un projet distinct, conçu nativement pour Windows, macOS et Linux et livré avec son module d’intégration aux navigateurs. Si vous travaillez surtout sur Mac ou Linux, il évite de passer par Mono, et vous pouvez garder le même fichier KDBX entre les deux logiciels.

Bitwarden et Dashlane reposent sur un autre modèle : un compte en ligne, une synchronisation automatique entre ordinateur, mobile et navigateur, et le partage d’éléments entre membres d’une équipe. Vous gagnez en confort, mais votre coffre chiffré transite par les serveurs de l’éditeur et les fonctions avancées sont payantes. KeePass garde l’avantage pour qui veut un contrôle complet du fichier, gratuitement, sans compte à créer.

Autre tendance à garder en tête : la connexion sans mot de passe progresse sur les grands services. Pour comprendre ce qui change, lisez notre article sur les passkeys.

Les limites à connaître avant de l’adopter

La version officielle cible Windows. Sous Linux et macOS, KeePass 2.x tourne par l’intermédiaire de Mono, et les applications Android ou iOS (KeePass2Android, KeePassDX, KeePassium, Strongbox) sont des portages contribués par des tiers, que la page de téléchargement présente comme non officiels. Leur qualité et leur suivi dépendent donc de chaque auteur.

La synchronisation reste à votre charge. KeePass sait ouvrir une base sur un partage réseau, en FTP, HTTP(S) ou WebDAV, et la documentation conseille de passer par le dossier local de Dropbox, OneDrive ou Google Drive, mais aucun service de synchronisation n’est fourni. Même logique pour le navigateur : pas d’extension maison, il faut l’Auto-Type ou un plugin tiers comme KeePassRPC (avec Kee) ou KeePassNatMsg. Enfin, l’assistance passe par les forums et la documentation : l’adresse de contact de l’éditeur est réservée aux questions juridiques, aux failles de sécurité et aux dons.

Quelle édition choisir

Les deux branches sont gratuites ; la question porte sur la version et le mode d’installation.

ÉditionSystèmes pris en chargeChiffrementPour qui
KeePass 2.x (2.61.1)Windows 7 à 11 ; Linux, macOS et BSD via MonoAES-256 ou ChaCha20, dérivation AES-KDF ou Argon2Le choix par défaut, recommandé par l’éditeur
KeePass 1.x (1.43)Windows 7 à 11, ou WineAES-256 ou Twofish, dérivation AES-KDFAnciennes bases au format KDB et postes contraints

Prenez KeePass 2.x, en installeur classique si le poste est le vôtre, en ZIP portable pour une clé USB, ou en paquet MSI si vous déployez le logiciel sur un parc. Réservez la branche 1.x aux cas où vous devez rouvrir une ancienne base KDB. Avant de stocker vos premiers accès, réglez Argon2d avec le bouton de délai d’une seconde, puis planifiez une sauvegarde du fichier : sans elle, une clé maître oubliée ou un disque perdu rendent la base irrécupérable. Pour aller plus loin sur la protection de vos documents, voyez aussi notre sélection d’outils de chiffrement de fichiers.

Avis vérifiés

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