Un antivirus classique se juge à sa capacité à empêcher une infection. Malwarebytes est né de la situation inverse : son fondateur Marcin Kleczynski, toujours directeur général, a écrit un outil pour débarrasser l’ordinateur familial d’un virus qu’aucun logiciel installé n’avait arrêté. L’éditeur, installé à Santa Clara en Californie, a depuis élargi son offre à la protection en temps réel, au VPN et à la protection d’identité, mais sa version gratuite garde ce rôle de nettoyeur de secours.
Quel problème Malwarebytes règle, et pour qui
Le logiciel répond à deux besoins distincts. Le premier est curatif : votre PC affiche des publicités intempestives, ralentit ou redirige vos recherches, et vous voulez identifier puis supprimer ce qui s’est installé. La version gratuite lance une analyse à la demande et met en quarantaine les menaces trouvées, sans rester active en arrière-plan. Si votre machine ne démarre même plus, commencez par notre guide pour supprimer un virus quand l’ordinateur ne s’allume pas.
Le second besoin est préventif. Les offres payantes ajoutent un bouclier permanent contre les malwares, les programmes potentiellement indésirables, les ransomwares, l’exploitation de failles logicielles et les tentatives de connexion répétées. Elles visent les particuliers et les familles, avec une déclinaison Teams pour les indépendants et les bureaux de 3 à 20 appareils ; au-delà, l’éditeur renvoie vers sa gamme professionnelle ThreatDown.
Comment fonctionne Malwarebytes au quotidien
Chaque plateforme a sa propre application, mais la logique reste la même : un tableau de bord affiche un score de protection, l’état de la protection en temps réel, l’historique des détections et l’état du VPN. Un abonnement s’active sur plusieurs appareils depuis le compte Malwarebytes, et la version d’essai de 14 jours sur Windows bascule d’elle-même vers le scanner gratuit si vous ne souscrivez pas.
Pour démarrer sur ordinateur, la démarche décrite par l’éditeur tient en trois temps :
- Télécharger l’application depuis le site officiel et lancer l’installation ; l’essai Premium démarre automatiquement.
- Lancer une première analyse depuis le tableau de bord et traiter les éléments placés en quarantaine.
- Installer l’extension Browser Guard dans votre navigateur et, si votre offre l’inclut, activer le VPN en choisissant un pays de sortie.
Côté matériel, Windows 10 ou 11 est requis, avec 4 Go de mémoire au minimum et 1 Go d’espace libre à l’installation ; le mode S doit être désactivé. Windows 7, 8 et 8.1 ne sont plus pris en charge. Sur mobile, il faut Android 10 ou plus récent, et iOS ou iPadOS 18 au minimum. Sur iPhone, les restrictions d’Apple empêchent toute analyse de fichiers : l’application se concentre sur les SMS frauduleux, les appels indésirables et les sites dangereux.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Utilisateur dont le PC est déjà infecté : la version gratuite suffit pour une analyse ponctuelle et la suppression des menaces, à relancer après chaque alerte.
- Famille équipée de plusieurs appareils : Standard Famille couvre 10 appareils mêlant Windows, Mac, Android et iPhone sous un seul abonnement annuel.
- Personne âgée exposée aux arnaques par SMS : sur smartphone, la protection du texte et des appels signale les messages et numéros suspects, et Scam Guard analyse une capture d’écran douteuse.
- Travailleur nomade : Plus ajoute Privacy VPN, qui chiffre la connexion sur les réseaux Wi-Fi publics avec le protocole WireGuard.
- Indépendant ou commerçant : l’offre Teams propriétaire unique protège 3 appareils, VPN et assistance prioritaire compris.
Le blocage des publicités et des traqueurs passe par Browser Guard, gratuit pour Chrome, Firefox, Edge et Safari. Pour le comparer à d’autres extensions, consultez notre sélection de bloqueurs de publicités.
Malwarebytes face à Microsoft Defender, Norton et Avast
Microsoft Defender, intégré à Windows, reste l’option par défaut sans coût ni installation. Malwarebytes s’utilise souvent à ses côtés, comme scanner de second avis gratuit, ou à sa place si vous voulez une protection identique sur Mac et smartphone avec un filtrage des arnaques.
Norton et Avast proposent eux aussi des suites grand public avec VPN et protection anti-arnaques ; Norton insiste davantage sur la protection de l’identité, Avast sur une version gratuite multiplateforme. Malwarebytes se distingue par son nettoyeur à la demande et par une gamme resserrée en trois niveaux. Pour élargir la comparaison, parcourez les antivirus référencés dans notre annuaire ou notre comparatif des meilleurs antivirus gratuits.
Les limites à connaître avant de vous lancer
- La version gratuite ne protège pas en continu : elle nettoie après coup, sans bloquer une menace à son arrivée.
- Les abonnements achetés sur le site sont reconduits automatiquement ; un rappel arrive 30 jours avant l’échéance, et il faut désactiver le renouvellement depuis votre compte pour résilier.
- L’offre Total affiche une remise valable la première année uniquement : 84,99 € puis 169,99 € par an.
- Les services d’identité (assurance libellée en dollars, rapports de crédit) varient selon la région, et leur page de présentation s’appuie sur des données américaines.
- Le support passe par un chatbot IA qui peut ouvrir un ticket ou planifier un rappel, mais aucun numéro de téléphone n’accepte d’appels entrants.
Comment choisir votre offre
Commencez par la version gratuite si vous cherchez seulement à nettoyer une machine. Pour une protection permanente sur un seul ordinateur ou téléphone, Standard pour un seul appareil, à 39,99 € par an, suffit ; dès deux ou trois appareils, Standard à 59,99 € par an devient plus logique. Prenez Plus si vous utilisez souvent des Wi-Fi publics et n’avez pas déjà un VPN.
Total n’a d’intérêt que si la surveillance du dark web et l’accompagnement en cas d’usurpation vous concernent ; vérifiez d’abord leur disponibilité dans votre pays, puis notez la date de renouvellement, car le tarif double ensuite. Dans tous les cas, la garantie de remboursement de 60 jours vous laisse le temps de juger avant d’être engagé.








