Quand un prospect demande à ChatGPT quel logiciel choisir, il ne voit ni dix liens bleus ni votre position dans Google : il lit une réponse rédigée qui cite trois ou quatre marques. Peec AI sert à savoir si la vôtre en fait partie, à quelle place, avec quel ton, et grâce à quelles pages. Édité par une société berlinoise, l’outil s’est spécialisé sur ce seul sujet, là où les suites SEO historiques l’ajoutent à un catalogue existant.
Quel problème Peec AI règle, et pour qui
La Search Console ne dit rien de ce que les assistants conversationnels répondent à vos clients. Les réponses changent d’un jour à l’autre, d’un modèle à l’autre et d’un pays à l’autre, et elles s’appuient sur des sources que vous ne contrôlez pas toujours : comparatifs, forums, médias, fiches Wikipédia. Peec AI pose chaque jour les mêmes questions aux assistants et transforme ces réponses en indicateurs suivis dans le temps.
Le public visé est double. D’un côté, les équipes SEO et marketing d’une marque qui doivent rendre compte de leur présence dans les réponses IA. De l’autre, les agences qui vendent du GEO à plusieurs clients et ont besoin de chiffres comparables d’un mois sur l’autre. Une offre dédiée aux agences, facturée en crédits, s’ajoute d’ailleurs aux plans des marques.
Comment fonctionne l’outil, du prompt à l’action
Tout part des prompts : des questions formulées comme un utilisateur les poserait à un assistant, et non des mots-clés. La documentation conseille de partir de vos requêtes Search Console et de les reformuler en langage naturel, avec un contexte (taille d’entreprise, usage, budget). L’éditeur annonce une mise en place en moins de 10 minutes et de premières données sous 24 heures.
- Ajouter une dizaine de prompts, à la main ou parmi les suggestions générées à partir de votre site, puis les ranger par sujets et par tags.
- Valider les concurrents que l’outil repère dans les réponses, et déclarer vos comptes sociaux pour les isoler dans les sources.
- Lire les indicateurs : visibilité (part des réponses qui vous citent), position, sentiment noté sur 100, part de voix et taux de réponses où vous êtes cité en premier.
- Remonter aux sources : domaines et URL que les modèles consultent, classés par type (concurrent, éditorial, référence, contenus d’utilisateurs).
- Traiter les actions proposées, classées par impact : corriger l’accès des robots d’IA à votre site, améliorer vos pages, obtenir des mentions sur des sites tiers, rectifier des affirmations erronées.
Ce dernier point est le plus utile au quotidien. L’analyse des sources montre souvent que la réponse d’un assistant repose sur une poignée de comparatifs ou de fils de forums, ce que confirment plusieurs études sur les domaines les plus cités par les IA. Peec AI affiche aussi les requêtes de recherche que l’assistant lance en arrière-plan pour construire sa réponse, les query fan-outs, ce qui relie le travail GEO à votre SEO classique.
Autour de ce socle, plusieurs modules complètent l’analyse : un agent conversationnel qui interroge vos données et produit des graphiques, un serveur MCP pour poser les mêmes questions depuis Claude ou Cursor, un audit du fichier robots.txt face à plus de 40 robots d’IA, la lecture des visites de ces robots via vos journaux serveur ou votre CDN, et le trafic humain venu des assistants, lu dans Google Analytics 4.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Responsable SEO d’un éditeur SaaS : suivre les prompts de type « meilleur outil pour… », repérer les comparatifs qui citent vos concurrents mais pas vous, puis prioriser les relations presse et les contenus à produire.
- Agence GEO : ouvrir un projet de démonstration de 7 jours avant un rendez-vous commercial, puis livrer chaque semaine un rapport Looker Studio par client sans donner d’accès à l’outil.
- E-commerçant : importer son catalogue depuis Shopify ou un fichier CSV et voir, produit par produit, s’il entre dans les recommandations d’achat de ChatGPT.
- Marque présente dans plusieurs pays : suivre les mêmes questions en français, en allemand ou en espagnol, le prix dépendant du nombre de prompts et non du nombre de marchés.
- Équipe technique : vérifier qu’une règle du robots.txt ne bloque pas par erreur les robots de recherche d’OpenAI, d’Anthropic ou de Google.
Peec AI face à Semrush, Ahrefs et Profound
Le marché se partage entre deux approches, détaillées dans notre sélection d’outils de GEO. Semrush et Ahrefs ajoutent le suivi des réponses IA à une suite SEO complète : c’est cohérent si vous payez déjà l’une d’elles et voulez tout réunir dans un même abonnement. Peec AI et Profound sont des spécialistes qui ne font que cela, avec une lecture plus fine des sources, des concurrents cités et des actions à mener.
Face aux autres spécialistes, Peec AI mise sur des prix affichés et des utilisateurs illimités dès le premier plan : vous connaissez le coût avant tout rendez-vous commercial. Pour un premier diagnostic gratuit avant d’investir, un outil ponctuel comme le AEO Grader de HubSpot donne une photographie ; Peec AI prend le relais quand vous devez suivre une évolution jour après jour et la relier à des actions.
Les limites à connaître avant de vous abonner
- Chaque plan inclut trois modèles d’IA au choix : couvrir ChatGPT, AI Overviews, AI Mode, Gemini, Copilot et Perplexity à la fois demande des modèles en option.
- Claude, Grok, Mistral ou Deepseek n’apparaissent dans la grille qu’au niveau Enterprise, sur devis.
- L’API est réservée aux clients Enterprise côté marques, alors qu’elle est incluse dans toutes les formules agences.
- Interface, aide en ligne et vidéos de formation sont en anglais ; seuls les prompts suivis peuvent être rédigés en français.
- Les réponses des assistants varient fortement d’une exécution à l’autre : un échantillon de prompts reste un indicateur de tendance, pas une mesure exhaustive, comme le rappelle notre analyse des limites du prompt tracking.
Comment choisir votre plan
Le prix dépend surtout du nombre de prompts suivis. Comptez une question par besoin réel de vos clients, pas une variante par formulation : la documentation rappelle que deux questions de même intention donnent des réponses proches.
- Starter suffit pour une marque, un marché et une cinquantaine de questions clés, avec un suivi quotidien sur trois modèles.
- Pro convient dès que vous suivez deux projets ou plusieurs pays, ou plus de 50 questions, avec un support par e-mail en plus du chat.
- Advanced vise les équipes qui gèrent jusqu’à 5 projets et veulent brancher Looker Studio pour leurs rapports.
- Enterprise s’impose si vous avez besoin de l’API, du SSO, de projets illimités ou de modèles comme Claude et Grok.
Si vous gérez plusieurs clients, comparez d’abord avec les formules agences, facturées en crédits et qui incluent l’API. Profitez de l’essai gratuit pour vérifier un point simple : les prompts proposés par l’outil collent-ils aux questions que vos clients posent vraiment ? Passez ensuite en annuel, qui fait baisser la facture de 15 %.









