Choisir ses mots-clés pour le marché français avec un outil pensé pour les États-Unis donne souvent des volumes approximatifs et des listes incomplètes sur la longue traîne. HaloScan part du constat inverse : une base de données construite uniquement à partir de Google France, enrichie chaque jour. Exploité depuis Nice par la société ARCHI301, l’outil associe aujourd’hui recherche de mots-clés, analyse de sites, suivi de positions, gestion de projets et recherche de domaines expirés.
Quel problème HaloScan règle, et pour qui
HaloScan répond à deux questions qui reviennent dans tout projet de référencement : sur quelles requêtes vaut-il la peine de se positionner, et sur quelles requêtes vos concurrents captent-ils déjà du trafic. La première relève du Keyword Explorer, la seconde du Site Explorer, qui reconstitue les mots-clés positionnés, les meilleures pages et les concurrents d’un domaine.
L’outil s’adresse d’abord aux praticiens : consultants indépendants, agences, éditeurs de sites de niche. La grille tarifaire le confirme, avec un plan gratuit pour découvrir, un plan Starter à un seul utilisateur et des plans Agency et Guru qui augmentent surtout les volumes de recherche, d’export et de mots-clés suivis. Si votre activité vise surtout la France, ce choix de périmètre joue en votre faveur ; si vous travaillez plusieurs pays, il devient une limite.
D’où viennent les données et comment les lire
Selon la FAQ de l’éditeur, les données proviennent des pages de résultats de Google et du service Google Ads, complétées par des calculs propres à HaloScan. Concrètement, l’outil relève pour chaque requête la liste ordonnée des URL, l’historique des positions, les recherches associées, les questions « Autres questions posées », les mots mis en gras par Google et le nombre de résultats en allintitle. Les catégories et volumes Google Ads servent à rapprocher des mots-clés d’une même thématique.
Les requêtes les plus populaires sont rafraîchies chaque jour, par millions ; la longue traîne peut demander plusieurs jours. En parallèle, un robot d’exploration maison, halobot, parcourt le Web pour relever liens, codes HTTP, redirections et attributs nofollow ou sponsored. Il respecte le fichier robots.txt et alimente les futures analyses de liens.
Trois indicateurs reviennent partout dans l’interface et méritent d’être compris avant de comparer des chiffres :
- Le KVI, l’indice de difficulté d’un mot-clé, affiché à côté du volume, du CPC et du niveau de concurrence Google Ads.
- L’allintitle, le nombre de pages qui reprennent la requête dans leur titre, utile pour repérer des sujets encore peu travaillés.
- Le VI, indice de visibilité de 0 à 100, qui résume la présence d’un domaine, d’un sous-domaine ou d’une URL dans les résultats et dont l’historique se lit sous forme de courbe.
La page des fonctionnalités de SERP recense 31 blocs que l’outil détecte dans les résultats, des extraits optimisés au pack local en passant par les aperçus IA. Pour reprendre la méthode de fond, notre guide sur l’analyse de mots-clés en SEO détaille comment passer d’une liste brute à un plan de contenus.
Quatre façons de l’utiliser selon votre profil
Consultant ou rédacteur indépendant. Le Keyword Explorer sert à bâtir un champ lexical : correspondances de mots-clés, recherches associées, questions, SERP similaires et catégories. Le comparateur et l’historique SERP montrent comment les résultats d’une requête ont évolué, ce qui aide à repérer une intention qui change. Le plan gratuit permet 50 recherches de mots-clés par mois, assez pour tester la base sur vos propres sujets.
Agence qui suit plusieurs clients. Les projets regroupent un site et ses concurrents, avec l’évolution du VI, des positions et des pages positionnées. Le suivi de positions relève chaque jour les mots-clés que vous ajoutez, avec filtres par tags et export. Agency autorise 20 projets et 2 000 mots-clés suivis, Guru 50 projets et 5 000 mots-clés. Pour comparer cette approche à des outils dédiés au seul suivi, consultez notre sélection d’outils de suivi de positionnement.
Éditeur de sites de niche. Le module de domaines expirés positionnés liste des noms encore classés sur des mots-clés, avec leur trafic, leurs pages, leur historique et les fiches Google Business Profile qui y pointent. Les filtres portent sur la thématique, l’extension ou la disponibilité. Le nombre de domaines affichés dépend du plan : 700 par mois en Starter, 10 000 en Guru.
Profil technique. L’API est ouverte dès Starter sans abonnement à part, et les analyses en masse acceptent 3 000 mots-clés ou domaines à la fois. L’éditeur documente aussi l’installation d’un serveur MCP, développé par un membre de la communauté, qui permet d’interroger HaloScan depuis Claude Desktop avec votre clé API.
HaloScan face à Semrush, Ahrefs et Google Keyword Planner
Face à Semrush et Ahrefs, HaloScan fait le choix inverse de la couverture mondiale : un seul pays, mais une base que l’éditeur présente comme la plus fournie du marché francophone. Les deux suites américaines couvrent en revanche de nombreux pays, l’audit technique, la publicité et l’analyse de liens, ce que HaloScan ne propose pas encore en entier. Notre dossier sur les alternatives à Semrush les situe côte à côte.
Face à Google Keyword Planner, gratuit mais pensé pour les annonceurs, HaloScan ajoute ce qui manque au référenceur : positions organiques, pages classées, allintitle, difficulté et historique. Si vous cherchez d’abord à démarrer sans budget, notre liste d’outils de recherche de mots-clés gratuits permet de comparer avec le plan Free.
Les limites à connaître avant de souscrire
- Le périmètre géographique : les données portent sur Google France uniquement, l’éditeur ne couvre aucun autre pays pour le moment.
- Les utilisateurs : un compte Starter ne compte qu’un utilisateur, Agency deux et Guru cinq, sans siège supplémentaire affiché.
- L’analyse des backlinks reste annoncée comme à venir sur la page d’accueil ; le Site Explorer n’affiche pour l’instant que les liens issus de fiches Google Business Profile.
- Le support passe uniquement par e-mail, avec un objectif de réponse sous 48 heures ouvrables et sans assistance téléphonique.
- La facturation est assurée par FastSpring, revendeur américain qui collecte la TVA ; les corrections de facture passent par lui.
Les volumes de recherche restent des estimations issues de Google Ads, comme sur tous les outils du marché : croisez-les avec vos données de Search Console avant d’arbitrer un contenu important.
Quel plan choisir
Commencez par le plan Free, sans carte bancaire, pour vérifier que la base couvre bien vos thématiques. Il reste toutefois limité à 25 analyses de sites par mois, 100 résultats par recherche et ne donne accès ni à l’API, ni à l’analyse des concurrents, ni aux projets.
Starter suffit à un consultant seul qui veut l’API, 5 projets et 800 mots-clés suivis. Agency, mis en avant par l’éditeur, devient logique dès que deux personnes travaillent sur le compte ou que vous suivez plus de cinq sites. Guru vise les structures qui exportent massivement ou alimentent leurs propres tableaux de bord par l’API. Le paiement annuel offre deux mois ; au-delà des quotas de Guru, l’éditeur propose une offre personnalisée sur demande.








