
Une adoption qui explose : ce que montrent réellement les chiffres
Le rapport met en évidence une tendance centrale : l’usage des modèles avancés en entreprise ne progresse plus, il s’accélère.
Et cet élan ne touche plus uniquement les équipes techniques ; il gagne désormais toutes les fonctions.
Voici les signaux les plus marquants.
Une croissance massive et un usage plus intensif
Les entreprises ne se contentent plus d’expérimenter : elles intègrent des assistants et agents dans leurs processus quotidiens.
Le rapport montre :
- 8× plus de messages échangés via les interfaces professionnelles en un an.
- 320× plus de “tokens de raisonnement” utilisés dans les intégrations API.
- Plus de 7 millions de sièges professionnels actifs.
Ce que cela signifie concrètement ? Les entreprises utilisent de plus en plus les modèles IA pour des demandes complexes.
Elles utilisent l’IA pour réfléchir, analyser, comparer, raisonner, prendre appui sur leurs données internes… et parfois exécuter des tâches complexes de bout en bout.
La montée en flèche des outils configurés sur mesure
Les “GPT personnalisés”, ces assistants configurés avec les données internes de l’entreprise, progressent extrêmement vite.
Le rapport révèle une hausse de 19× du nombre d’utilisateurs hebdomadaires.
De nombreuses organisations créent désormais des bibliothèques d’assistants internes centrés sur leurs besoins.
Comme BBVA, qui en utilise plus de 4 000 pour automatiser des actions très spécifiques.
Le résultat ? Les tâches répétitives ou nécessitant une expertise très nichée deviennent accessibles à tous les collaborateurs, même les nouveaux arrivants.
Des gains mesurables pour les équipes
Le rapport contient des données intéressantes sur la manière dont les salariés ressentent l’impact des outils dans leur quotidien.
Du temps gagné, mais aussi des compétences élargies
Les utilisateurs déclarent économiser entre 40 et 60 minutes par jour grâce à l’IA.
Pour certains métiers techniques, ça monte à 80 minutes.
- 75 % disent produire un travail de meilleure qualité.
- 87 % dans l’IT constatent une résolution des incidents plus rapide.
- 85 % dans le marketing et le produit finalisent leurs campagnes plus vite.
- 73 % des ingénieurs accélèrent leur livraison de code.
Mais surtout : 75 % des travailleurs arrivent à faire des tâches qu’ils ne savaient pas faire avant.
Autrement dit, ces outils deviennent des “amplificateurs de compétences”.
Un effet “accélérateur” pour les profils non techniques
Le rapport confirme une tendance forte : des équipes non techniques se mettent à coder, à analyser des données, à automatiser des processus.
L’usage des fonctions liées au développement augmente de 36 % dans les métiers non tech.
Cela démontre une chose : on n’a plus besoin d’être ingénieur pour automatiser ou produire des éléments techniques.
Les outils fournissent les étapes, rédigent le code, corrigent les erreurs, testent les scripts…
Pourquoi un fossé se creuse entre les entreprises ?
Un chiffre du rapport est particulièrement frappant : les entreprises les plus avancées utilisent les outils 7× plus intensément que la moyenne.
Et les employés les plus avancés les utilisent 16 à 17× plus.
Ce fossé n’est pas technologique : il est organisationnel.
Voici ce qui différencie les leaders des autres.
Ce que font les organisations les plus avancées
- elles relient leurs données internes aux assistants ;
- elles créent des workflows standardisés ;
- elles démocratisent l’usage via des formations internes ;
- elles mesurent les performances ;
- elles encouragent les collaborateurs à tester et créer leurs propres assistants.
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Plusieurs signaux forts se dégagent.
1. Les tâches techniques se démocratisent
C’est peut-être la transformation la plus profonde. Le fait que des profils non techniques produisent désormais du code ou automatisent des analyses change totalement le rapport aux compétences internes.
2. Les équipes marketing vont devoir accélérer
Le marketing figure parmi les métiers qui tirent déjà des bénéfices rapides : campagnes plus rapides, meilleure segmentation, création de contenus plus personnalisés, création de contenus techniques, analyse des performances…
Un professionnel qui se limite aux usages basiques va être dépassé par un pair qui exploite les fonctions avancées (analyse, automatisation, projets, assistants spécialisés…).
3. La valeur se déplace vers l’intégration dans les workflows
Ce n’est plus suffisant de “poser des questions” au modèle. Les gains majeurs apparaissent lorsque les entreprises l’intègrent dans les systèmes internes, les outils métier et les processus répétables.
La question n’est plus “faut-il les adopter ?”, mais “combien de temps peut-on attendre avant de prendre du retard ?”.

Rédactrice web pour LEPTIDIGITAL, je vous aide à décrypter l’actualité du numérique simplement. Pour me contacter : [email protected]