Organiser un giveaway sur Instagram ou X paraît simple jusqu’au moment de compter les participations : qui s’est vraiment abonné, qui a partagé, qui a créé dix comptes pour multiplier ses chances ? Gleam, logiciel édité depuis 2013 par la société australienne Crowd9 à Melbourne, part de ce problème. Il remplace le décompte à la main des commentaires par un widget qui enregistre chaque action, la vérifie et attribue des participations, puis tire les gagnants depuis un tableau de bord.
Quel problème Gleam règle, et pour qui
Le cœur de l’outil, l’application Competitions, transforme un concours en suite d’actions récompensées : suivre un compte, visiter une page, s’inscrire à une newsletter, répondre à une question, publier une photo. Chaque action vaut un nombre de participations que vous fixez, et certaines peuvent être répétées chaque jour pour faire revenir les participants.
Les profils visés sont variés, et les modèles proposés par Gleam le montrent : boutiques en ligne et commerces physiques, agences, streamers, musiciens, éditeurs de logiciels, campagnes de financement participatif ou organisateurs d’événements. Le point commun : une croissance qui passe par les réseaux sociaux et une liste d’e-mails. Pour un tirage ponctuel parmi les commentaires d’une publication, un outil plus léger suffit ; notre sélection d’applications de tirage au sort Instagram couvre ce besoin.
Comment se monte un concours, étape par étape
La documentation officielle découpe la création d’un concours en onglets, que l’on retrouve dans l’éditeur :
- Setup : nom du concours, dates de début et de fin, fuseau horaire et règlement, généré automatiquement à partir de vos réglages ou remplacé par le vôtre.
- Pre-Entry : champs demandés au participant avant toute action (nom, date de naissance, champs personnalisés).
- How to Enter : choix des actions, à partir d’un pack d’objectifs (premier giveaway, liste e-mail, événement, liste d’attente, lancement de produit, e-commerce) ou une par une.
- Prizes : lots et nombre de gagnants par lot, qui servent au tirage final.
- Design : titre, image ou vidéo de mise en avant, description, style du widget, CSS personnalisé et retrait de la marque Gleam selon le plan.
- Promote et Install : diffusion du concours et choix du mode d’intégration.
Une fois le concours lancé, l’onglet des actions liste en temps réel chaque participation avec sa localisation, sa valeur et son statut, valide, invalide ou gagnant. Le rapport suit impressions, actions, utilisateurs et taux de conversion, et détaille les partages viraux, les meilleurs participants et les sites référents selon le plan.
Où diffuser le widget
Gleam ne demande pas de développeur. Chaque campagne dispose d’une page d’atterrissage hébergée et responsive, utile si vous n’avez pas de site ou si le temps manque. Vous pouvez aussi coller le widget dans une page ou un article de blog, l’ouvrir dans un onglet en surimpression, l’installer sur une boutique Shopify ou l’ajouter à un Linktree. Un mode événement, au plan Business, est prévu pour faire participer le public sur place.
Tirage au sort et lutte contre la triche
Le tirage aléatoire s’appuie sur Random.org. Gleam tire des actions et non des personnes : un même participant peut sortir deux fois, ce que vous corrigez en invalidant l’entrée avant de relancer le tirage. Vous pouvez aussi désigner le participant qui cumule le plus d’actions, ou choisir les gagnants à la main pour un concours photo.
Côté fraude, l’outil interroge les API des réseaux pour confirmer une action, écarte les adresses IP en double, les e-mails jetables et les comportements de robots, et permet de bloquer un utilisateur sur tout un site à partir des plans payants. Certaines actions restent invérifiables, comme le contenu exact d’une publication X faite via le bouton de partage : la vérification finale du gagnant vous revient. Avant de lancer un concours en France, relisez les règles en vigueur ; notre article sur la fin du dépôt obligatoire du règlement chez l’huissier rappelle le contexte.
Cas d’usage concrets par profil
- Boutique Shopify : un concours qui récompense l’inscription à la newsletter, l’abonnement Instagram et le partage, puis une synchronisation vers Klaviyo ou Mailchimp.
- Studio de jeu vidéo : des actions Steam, Discord et Twitch pour gonfler la liste de souhaits et la communauté avant une sortie.
- Créateur ou streamer : un giveaway mensuel avec bonus quotidien pour faire revenir l’audience.
- Agence : un site Gleam par client, avec sa marque, ses intégrations, ses utilisateurs et son propre abonnement.
Pour comparer les manières de désigner un gagnant hors de ces scénarios, notre guide des outils de tirage au sort en ligne complète ce panorama, et notre article sur les récompenses de jeux concours sur les réseaux sociaux aide à choisir la dotation.
Gleam face à Kimple, Qualifio et Woorise
Kimple et Qualifio, deux éditeurs européens, visent surtout les marques et enseignes qui veulent un large choix de mécaniques ludiques (instant gagnant, quiz, jeux d’adresse), des opérations en magasin et un accompagnement en français. Gleam se place ailleurs : moins de mécaniques de jeu, mais un catalogue d’actions sociales vérifiées très étendu et une prise en main en libre-service, dès le plan gratuit. Woorise, autre outil en libre-service, est l’alternative la plus proche dans l’esprit ; Gleam s’en distingue par la vérification des actions auprès des plateformes et par ses applications complémentaires Rewards, Captures et Galleries.
Limites à connaître
- L’interface d’administration et la documentation sont en anglais ; seul le widget côté participant se traduit, en 28 langues.
- Sur le plan gratuit, les données des participants restent masquées : seuls les gagnants s’exportent.
- Les quotas de gagnants, de lots et d’actions répétables varient selon le plan et le mode de paiement, à vérifier avant un gros concours.
- Gleam n’envoie pas de message aux gagnants : l’annonce dans le widget et le contact restent à votre charge.
- Pas de paiement à la campagne : il faut repasser au plan gratuit entre deux opérations pour ne plus être facturé.
Quel plan choisir
Pour tester la mécanique, le plan gratuit suffit à mener un vrai concours, à condition de n’avoir besoin que de la liste des gagnants. Dès qu’il faut récupérer les contacts des participants, Hobby est le premier palier utile, et Pro devient le choix logique pour une marque qui mise sur le parrainage, puisque l’action de partage viral et l’export des utilisateurs y sont inclus. Business se justifie pour retirer la mention Gleam, vérifier les participants par SMS ou travailler à plusieurs ; Premium vise ceux qui doivent brancher Gleam à leur système d’information via l’API et les webhooks.
Le paiement annuel réduit nettement la facture et relève les quotas. Si vos concours sont ponctuels, le mensuel reste plus souple : Gleam conserve vos campagnes et vos données lorsque vous revenez au plan gratuit, ce qui évite de payer les mois sans opération.








