Un jeu concours bien mené reste l’un des moyens les plus directs pour recruter des contacts, faire parler d’un lancement ou animer un point de vente. Encore faut-il gérer le règlement, la distribution des lots, la conformité RGPD, la fraude et l’intégration au site. Kimple, plateforme éditée par la société Cassiop à Tourcoing, regroupe ces étapes dans un même back-office pensé pour les équipes marketing qui n’ont pas de développeur sous la main.
Quel problème Kimple règle, et pour qui
L’outil s’adresse d’abord aux marques et enseignes grand public qui organisent des opérations tout au long de l’année : calendrier de l’Avent, quiz de lancement de produit, roue de la chance pour un anniversaire, jeu avec obligation d’achat en magasin. Parmi les références affichées sur le site figurent Coopérative U, La Redoute, Chronodrive, Mr Bricolage ou Aigle, ce qui donne une idée du profil type : un service marketing, trade marketing ou CRM qui lance plusieurs opérations par an et veut en garder la maîtrise.
Le besoin couvert est double. D’un côté, créer un jeu attractif sans passer par une agence pour chaque opération. De l’autre, récupérer des données exploitables : des participants identifiés, des consentements tracés et des statistiques pour juger le retour de chaque campagne. Si vous cherchez des idées de dotations et de mécaniques pour vos réseaux sociaux, notre article sur les jeux concours et récompenses pour booster l’engagement complète bien ce panorama.
Comment se construit un jeu, étape par étape
Le centre d’aide décrit un parcours de création en huit temps, que l’on retrouve dans l’interface :
- Choisir la mécanique dans le catalogue (tirage au sort, instant gagnant, quiz, pronostic, concours photo, jeux d’adresse).
- Renseigner les informations générales : titre, dates d’ouverture et de clôture, fuseau horaire, langue de l’opération.
- Définir le parcours : Kimple propose une suite de pages préconçue, à laquelle vous ajoutez ou retirez des écrans.
- Personnaliser les pages avec le style de l’opération (boutons, fonds, polices), puis élément par élément.
- Paramétrer les dotations : quantités, répartition aléatoire ou par dates, statut de chaque lot.
- Configurer l’onglet juridique, avec le règlement et les mentions liées aux données personnelles.
- Recetter le jeu en mode test sur ordinateur et sur mobile, puis remettre les compteurs à zéro.
- Mettre en ligne et récupérer le lien ou le code d’intégration.
La prise en main repose sur un éditeur visuel : vous déplacez les champs du formulaire, réglez les états d’un bouton (normal, au survol, au clic) et ajustez une version mobile distincte. Les équipes plus techniques peuvent injecter du CSS, du JavaScript ou du HTML pour sortir des modèles. Plus de 80 articles d’aide, classés par thème avec un article par mécanique, accompagnent ce travail.
Diffusion, données et conformité
Une fois publié, le jeu se diffuse de plusieurs façons. Sur votre site, un script SDK installé une seule fois et une balise DIV par opération affichent le jeu dans la page ; une série d’opérations permet même de programmer plusieurs jeux derrière une seule balise, chacun s’affichant selon ses dates. Dans une application mobile, le lien de diffusion s’ouvre dans une WebView. Restent le mini-site dédié, sur un nom de domaine Kimple ou le vôtre, le QR code et les bornes en point de vente.
Côté données, le formulaire peut être prérempli avec les informations d’un client déjà connecté, ce qui évite de lui redemander son e-mail. Le double opt-in envoie un e-mail de confirmation avant d’ajouter le contact à vos listes. Les participations sont exportables, et l’API restitue participants, participations, réponses aux quiz ou preuves d’achat pour alimenter un CRM. Les CGV précisent que la collecte et l’hébergement sont confiés à Microsoft Azure, sur le territoire de l’Union européenne ou d’un pays reconnu comme adéquat.
La plateforme intègre aussi des outils de conformité : anonymisation des participants d’une opération terminée, historique des actions sur les données et authentification à deux facteurs par Google Authenticator. Pour le cadre légal des concours eux-mêmes, relisez notre point sur la fin du dépôt obligatoire du règlement chez l’huissier.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Responsable trade marketing : lancer un jeu avec obligation d’achat, où le participant téléverse son ticket de caisse ou saisit un code unique imprimé sur l’emballage.
- Chargé de CRM : utiliser un quiz ou une roue de la chance comme porte d’entrée pour générer des leads qualifiés, puis relancer les perdants par une campagne e-mail.
- Responsable fidélisation : animer la base clients à chaque temps fort, en complément des outils de fidélisation déjà en place.
- Chef de projet digital : intégrer une série de jeux dans l’application de l’enseigne, avec un seul code à poser et des opérations qui s’enchaînent selon le calendrier.
- Community manager : organiser un concours photo avec vote du public, plus encadré qu’un simple tirage au sort en ligne.
Kimple face à Qualifio, Drimify et Woorise
Qualifio est le concurrent le plus souvent cité sur les grands comptes : la plateforme belge mise sur un large éventail de formats interactifs et sur la collecte de données à l’échelle de plusieurs marques et pays. Kimple joue sur un terrain proche mais avec un ancrage français marqué et un accompagnement de proximité, avec des chefs de projet et un studio graphique capables de livrer un jeu clé en main.
Drimify, autre acteur français, met en avant la gamification et des expériences de marque plus ludiques. Woorise vise plutôt les petites structures qui veulent créer seules un concours ou un formulaire en ligne. Face à eux, Kimple se distingue par ses outils propres aux opérations commerciales : preuves d’achat, codes d’accès, modération des participations et dispositif anti-triche contre les concouristes.
Les limites à connaître avant de signer
- La licence Starter ne laisse qu’un seul jeu en ligne à la fois, pour un utilisateur, avec des parcours de dix pages au plus.
- Seule l’entrée de gamme affiche un prix ; les licences Essentielle et Premium passent par un rendez-vous commercial.
- Plusieurs briques utiles sont facturées en plus : export personnalisé, API, campagnes e-mail décomptées en crédits, connecteurs CRM sur mesure.
- Le chat d’assistance fonctionne en semaine, de 9 h à 18 h, et figure parmi les options sur la page des offres.
- Aucune application ne permet de gérer les opérations depuis un smartphone : le back-office s’utilise dans le navigateur.
Comment choisir votre licence
Le bon niveau dépend surtout du nombre de jeux simultanés et du volume de participations :
- Starter si vous organisez quelques opérations par an, l’une après l’autre, et que vous êtes à l’aise pour vous former seul avec la documentation.
- Essentielle dès que plusieurs jeux tournent en parallèle, que trois personnes doivent intervenir ou que vous visez plusieurs pays.
- Premium pour les enseignes à fort trafic, qui gèrent des lots complexes importés par fichier, des mini-sites à leur nom et veulent un plan d’action annuel.
Avant de signer, faites préciser la durée d’engagement inscrite au devis, les options réellement nécessaires (API, e-mails, modération) et le niveau d’accompagnement inclus. Les CGV prévoient qu’une remise accordée au devis ne vaut que pour la première période contractuelle : anticipez le tarif du renouvellement.









