Créer une SASU seul, c’est rédiger des statuts, déposer le capital, publier une annonce légale, rassembler les justificatifs puis déposer le tout sur le Guichet unique de l’INPI sans se tromper de case. Legalstart vend cette suite d’étapes sous forme de questionnaire, avec un juriste-formaliste qui relit le dossier avant l’envoi. Lancé en 2014, le service revendique plus de 900 000 entrepreneurs accompagnés et couvre aujourd’hui toute la vie juridique d’une petite société, de la création à la dissolution.
Le problème que Legalstart règle, et pour qui
La difficulté d’une formalité d’entreprise tient rarement au droit lui-même : elle vient des pièces à fournir et des rejets du greffe pour un document manquant ou mal rempli. Legalstart transforme chaque démarche en formulaire guidé, génère les actes à partir de modèles rédigés par des avocats, puis fait vérifier le dossier avant de le transmettre. La formule Starter facture 0 € d’honoraires : vous ne réglez que les frais légaux.
Le service s’adresse d’abord aux créateurs de sociétés commerciales (SASU, SAS, EURL, SARL), de SCI, de micro-entreprises et d’associations, puis aux dirigeants qui doivent faire évoluer leur structure. Pour situer chaque démarche dans le calendrier d’un lancement, le guide des démarches de création, de l’annonce légale au Kbis donne une vue d’ensemble utile avant de commander.
Comment se déroule une création avec Legalstart
D’après la FAQ et les pages tarifs de l’éditeur, une création suit ces étapes :
- Vous répondez au questionnaire en ligne (forme juridique, dirigeants, capital, siège). L’éditeur l’estime à une dizaine de minutes.
- Les statuts et les documents d’immatriculation sont générés, puis signés électroniquement.
- Le capital est déposé soit sur un IBAN dédié Legalstart, avec une attestation envoyée en général sous 24 h, soit auprès de votre banque ou d’un notaire.
- Un juriste-formaliste contrôle le dossier, l’annonce légale est publiée et le dossier part sur le Guichet unique.
- Le greffe immatricule la société et vous recevez le Kbis ; les fonds du capital sont alors libérés sur le compte professionnel.
Les modifications (transfert de siège, changement de président ou de gérant, cession de parts) et la dissolution-liquidation reprennent la même logique : questionnaire, procès-verbal et statuts mis à jour, dépôt du dossier, puis mise à jour du Kbis et du Registre national des entreprises. Le dépôt de marque passe lui aussi par un formulaire, suivi d’une recherche d’antériorité et de la transmission à l’INPI sous 48 h ; Legalstart gère ensuite les échanges avec l’office jusqu’à l’enregistrement.
Cas d’usage selon votre profil
- Freelance qui passe en société : la création d’une SASU ou d’une EURL en formule Standard couvre statuts, annonce et immatriculation. Avant de choisir, relisez quand et pourquoi quitter la micro-entreprise pour une SAS.
- Micro-entrepreneur qui démarre : la déclaration auprès du Guichet unique et l’obtention du SIREN sont facturées 59 ou 99 € HT. Il vous restera à choisir un outil pour vos devis et factures, par exemple parmi ces applications de facturation pour auto-entrepreneur.
- Dirigeant de TPE déjà installé : transfert de siège, changement de dirigeant ou approbation annuelle des comptes se commandent à l’acte, avec un abonnement annuel Service Obligations Juridiques qui regroupe approbation des comptes, une modification par an et les registres obligatoires.
- Créateur de marque : le dépôt INPI avec recherche d’antériorité se fait sans passer par un conseil en propriété industrielle, la surveillance mensuelle des dépôts similaires étant réservée à la formule Premium.
Legalstart face à LegalPlace, Captain Contrat et au Guichet unique
Face à LegalPlace, le modèle est très proche : formalités en ligne vendues au forfait, compte professionnel et comptabilité en complément. Les deux marques se rapprochent d’ailleurs : la fiche App Store de l’application Legalstart Business indique qu’elle nécessite un accès LegalPlace Pro. Le choix entre les deux se fera surtout sur les formules du moment et le service client.
Captain Contrat se positionne davantage sur l’accompagnement juridique au fil de la vie de l’entreprise, avec des contrats et un accès à des professionnels du droit. Legalstart reste centré sur la formalité et la mise en relation : ses conditions générales précisent que le référencement d’avocats est gratuit et que l’avocat fixe librement ses honoraires.
Enfin, rien ne vous oblige à passer par une plateforme : le Guichet unique de l’INPI accepte les dossiers déposés directement par le créateur. Vous ne payez alors que les frais légaux, mais vous rédigez les statuts et vérifiez le dossier vous-même.
Les limites à connaître avant de commander
- Legalstart n’est ni un cabinet d’avocats ni un cabinet d’expertise comptable : la loi lui interdit de donner un conseil personnalisé ou de rédiger un acte adapté à votre cas. Les statuts proviennent de modèles que vous complétez.
- Les prix affichés sont des honoraires hors taxes : les frais légaux (annonce légale, greffe, taxes INPI pour une marque) s’ajoutent. L’éditeur chiffre l’annonce légale de création à 197 € pour une société commerciale ou une SCI.
- Les formules Premium activent l’Assistance Legalstart, gratuite 30 jours puis renouvelée à 29,90 € HT par mois. Pensez à la résilier depuis votre espace si elle ne vous sert pas.
- Les conditions générales excluent le droit de rétractation, les services étant destinés à des acheteurs professionnels ou non professionnels.
- Le service de recouvrement de factures impayées est affiché comme momentanément indisponible au 23 octobre 2026.
Quelle formule choisir
Si votre projet est simple (associé unique, activité non réglementée, capital modeste) et que vous savez quels statuts vous voulez, Starter suffit : la vérification du dossier et la garantie anti-rejet y figurent déjà. Standard ajoute un entretien avec un expert en création d’entreprise, utile si vous hésitez encore sur le régime social du dirigeant ou la répartition du capital. Premium se justifie surtout par le traitement prioritaire en 24 h ouvrées et l’assistance illimitée par téléphone, mail et chat le premier mois.
Pour une SCI, l’écart est plus marqué (0, 169 ou 229 € HT) et l’immatriculation au greffe figure dans les trois formules. Côté gestion, comparez l’offre Comptastart avec d’autres logiciels de facturation électronique avant de tout regrouper chez le même prestataire.








