
Accès rapide (Sommaire) :
Une nouvelle façon de tester le broad match sans tout refaire

Jusqu’ici, tester l’efficacité du broad match dans Google Ads demandait beaucoup de travail : dupliquer des campagnes, ajuster les ciblages, synchroniser les changements manuellement…
Résultat : peu d’annonceurs le faisaient sérieusement.
Avec cette mise à jour, Google change la donne.
Il devient possible de lancer un test A/B directement dans une campagne Search existante, à condition qu’elle utilise le Smart Bidding.
Concrètement, comment fonctionne ce test A/B intégré ?

Voici le principe :
- Vous partez d’une campagne existante avec des mots-clés en exact et/ou phrase match.
- Google crée automatiquement une version test où ces mêmes mots-clés passent en broad match.
- Le trafic est réparti 50/50 entre les deux versions (groupe témoin vs groupe test).
- Toutes les modifications faites sur la campagne s’appliquent aux deux groupes, ce qui évite les écarts de configuration.
L’intérêt ?
Vous pouvez évaluer si le broad match permet réellement de générer plus de conversions ou un meilleur CPA sans changer vos structures de campagne.
Ce que vous y gagnez (et ce qu’il faut savoir avant de l’utiliser)
Ce nouveau système apporte plusieurs avantages concrets aux pros du SEA :
- Un test rapide à mettre en place depuis l’onglet « Expériences » ou directement via une recommandation Google.
- Plus besoin de recréer des campagnes entières, donc moins d’erreurs de paramétrage.
- Des résultats plus fiables car tout est géré dans un seul environnement.
- Un suivi centralisé avec des KPIs accessibles dans le rapport d’expérience.
Mais attention : cette fonctionnalité n’est pas compatible avec les stratégies d’enchères partagées (portfolio bidding).
Si vous utilisez ce type de stratégie, vous ne pourrez pas lancer ce test.
Pourquoi ce changement peut impacter vos stratégies d’acquisition
Au-delà de l’aspect pratique, cette nouveauté s’inscrit dans une tendance plus large :
Google pousse les annonceurs vers l’automatisation et la simplification.
Le broad match, piloté par l’IA de Smart Bidding, devient plus accessible… et plus difficile à ignorer.
Ce test simplifié peut permettre :
- D’augmenter rapidement le volume de trafic, en captant des requêtes plus larges.
- D’explorer des opportunités cachées : nouveaux mots-clés, intentions inattendues, segments inexplorés.
- D’évaluer le ROI réel du broad match sur des campagnes matures sans refaire toute l’architecture.
C’est une opportunité pour les annonceurs agiles… mais à condition de garder un œil critique sur les résultats.
À qui s’adresse vraiment cette fonctionnalité ?
Ce test est particulièrement adapté pour :
- Les annonceurs expérimentés qui utilisent déjà le Smart Bidding.
- Les agences SEA souhaitant comparer facilement les performances de match types.
- Les PME avec des campagnes bien structurées qui veulent explorer le broad match sans tout casser.
Mais il est moins adapté aux très petits comptes ou aux cycles d’achat très longs : les tests nécessitent du volume pour être significatifs (Google recommande 6 à 8 semaines).
Notre conseil : tester, mais avec méthode
Faut-il sauter sur cette nouveauté ?
Oui, mais pas à l’aveugle.
Voici notre approche :
- Sélectionnez une campagne stable, avec un historique suffisant pour servir de base.
- Lancez le test A/B et laissez-le tourner 6 à 8 semaines pour obtenir des données solides.
- Comparez les résultats : taux de conversion, CPA, revenus générés.
- Décidez ensuite si le broad match mérite d’être déployé plus largement.
Et vous, êtes-vous prêt à laisser plus de liberté à l’algorithme ?
- Cette nouveauté change-t-elle votre vision du broad match ?
- Est-ce que vous êtes prêt à tester cette méthode dans vos campagnes ?
- Ou au contraire, gardez-vous le contrôle en priorité ?
Partagez vos retours d’expérience, vos questions ou vos hésitations : vos retours alimenteront la réflexion collective.

Rédactrice web pour LEPTIDIGITAL, je vous aide à décrypter l’actualité du numérique simplement. Pour me contacter : [email protected]