
L’essentiel en bref
- Entre le 17 et le 22 août, 16,71 % des URL du top 10 sont sorties du top 100 sur la même requête, contre 9,2 % lors d’une fenêtre de cinq jours en juillet sans mise à jour confirmée.
- La part d’URL arrivées dans le top 3 alors qu’elles n’étaient même pas dans le top 20 avant la mise à jour progresse de 12 %. Le renouvellement s’est fait par le haut autant que par le bas.
Ce que SE Ranking a mesuré, et sur quelle fenêtre
L’analyse de SEranking porte sur 100 000 mots-clés organiques américains répartis dans 20 secteurs, avec un suivi limité aux positions 1 à 100.
Les classements du 17 et du 22 août, juste avant et juste après le déploiement de la spam update d’aout 2026, ont été comparés à une référence prise les 26 et 31 juillet, une période sans mise à jour confirmée par Google. Toute l’analyse des données repose sur cette référence unique.

Voici les trois chiffres à retenir de cette analyse partagée :

La limite des 100 positions est importante si vous auditez une chute : une URL absente du suivi peut avoir été désindexée, pénalisée, ou simplement reléguée en 120e position, et ces trois situations n’appellent pas le même plan d’action.
Le chiffre le plus important n’est pas celui que vous pensez

SE Ranking désigne lui-même son point le plus intéressant : la hausse de 82 % des URL éjectées du top 100 par rapport à la période calme. Un site bien classé avait environ 1,8 fois plus de risques de disparaître pendant ces cinq jours qu’une semaine ordinaire.
De l’autre côté, la part d’URLs classées dans le top 3 après la mise à jour, alors qu’elles ne figuraient même pas dans le top 20 avant, progresse de 12 %.
En clair, Google n’a pas seulement fait tomber des pages, il en a promu d’autres venues de très loin.
Si un concurrent que vous ne surveilliez pas est apparu du jour au lendemain devant vous sur des requêtes stratégiques, ce n’est donc pas un bug de votre outil.
C’est peut être contre-intuitif pour beaucoup mais les catégories YMYL, immobilier et santé comprises, figurent parmi les plus stables des 20 secteurs suivis.
La mode et la beauté, elles, arrivent en tête de la volatilité à 85,55 %.
Autrement dit, les verticales historiquement les plus surveillées par Google n’ont pas été les plus secouées, contrairement à ce qu’on a lu après la spam update de juin 2026.
Ce que ces chiffres ne permettent pas de conclure
SE Ranking n’a mené aucune analyse au niveau des URL ni des domaines, ni sur les pages qui ont chuté, ni sur celles qui les ont remplacées.
Cette étude ne dit donc rien sur les types de sites, les formats de contenu ou les pratiques touchées. Elle mesure simplement une amplitude d’impact, comme le fait un sismographe pour analyser les temblements de terre.
Ce qui manque dans cette analyse, c’est ce qui a conduit à ces fluctuations, dans un sens comme dans l’autre. Et là, l’analyse ne nous dit rien à ce sujet.
La thèse du ciblage des contenus produits en masse par IA reste une hypothèse de la communauté SEO, jamais confirmée par Google et absolument pas démontrée par ces données. Une récente analyse de la performance des contenus générés par IA dans les résultats Google montrent d’ailleurs un tableau plus nuancé que le récit qui circule.
Attention aussi à un détail qui a toute son importance si vous travaillez exclusivement sur le marché français : le périmètre est ensuite entièrement américain. Aucune mesure équivalente n’existe pour la France, où les SERP, les concurrents et la saisonnalité d’août n’ont rien de comparable. Transposer ces pourcentages à votre marché reviendrait à inventer une donnée.
Que faire si vos positions ont chuté suite à l’update d’août ?
Commencez par ne pas paniquer et ne pas vous précipiter puis soyez méthodiques :
- Datez la baisse au jour près dans la Search Console grâce à une annotation. Une chute du 19 août et une chute du 5 août n’ont certainement pas la même cause.
- Séparez les URLs réellement sorties des résultats de celles qui ont simplement reculées de quelques places. Les secondes relèvent souvent d’une concurrence qui a fait mieux, pas d’un problème de qualité sur vos pages.
- Vérifiez le rapport des actions manuelles avant toute hypothèse algorithmique (on ne sait jamais).
- Regardez qui vous surclasse, requête par requête, sur vos dix pages les plus touchées. C’est la seule information qui peut vous aider à identifier la réelle cause d’un déclassement.
En règle générale, ce que l’on constate depuis de nombreuses années (voir l’historique des mises à jour précédentes) : les sites qui remontent sont ceux qui ont corrigé un problème identifié, pas ceux qui ont tout réécrit en espérant « améliorer leur optimisation SEO ».
PS : si vous souhaitez obtenir un pré-audit SEO gratuit pour analyser une chute, contactez moi sur LinkedIn, le SEO, c’est ma spécialité depuis plus de 12 ans (j’ai travaillé et je travaille encore avec de nombreuses entreprises connues).
Notre verdict :
Ces chiffres confirment que la spam update d’août a été nettement plus brutale que la moyenne mais ils ne nous disent pas pourquoi votre page est tombée. C’est en tout cas intéressant pour mesurer l’ampleur des dégâts observés de manière macro et ensuite comparer à ses propres performances.
Source : Search Engine Land

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).