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LLM vs SEO : des taux de conversion finalement similaires ?
L’étude a porté sur 54 sites analysés sur 6 mois, avec un suivi précis des conversions macro (formulaires remplis ou achats).

Résultats :
- SEO organique : 4,60 % de conversion en moyenne
- Trafic LLM : 4,87 % de conversion en moyenne
- Différence réelle : +0,27 point, statistiquement non significatif
- Part du trafic : 0,24 % des sessions viennent des LLMs, contre 32 % via le SEO
En clair, le SEO continue de dominer massivement en volume et les LLMs ne constituent pas encore un levier clé pour les e-commerçants à ce jour (bien qu’il ne faille pas négliger l’impact des citations sans clics qui peuvent ensuite déboucher sur des recherches sur Google).
Pourquoi le mythe de conversions supérieures via IA tombe ?

De nombreux acteurs, dont Google lui-même, affirmaient que le trafic généré par les réponses d’IA serait plus « qualifié », car situé plus en aval dans le parcours client.
Or, l’analyse statistique est sans appel : les différences observées tiennent surtout au hasard, et ne traduisent pas un avantage structurel.
Dans le détail :
- 56 % des sites ont vu le trafic LLM mieux convertir que leur moyenne (mais dans des volumes nettement moins élevés et donc statistiquement non comparables) ;
- 41 % ont observé l’inverse ;
- 3 % n’ont constaté aucune différence.
Autrement dit, aucun schéma clair ne se dégage si ce n’est qu’il y a peu de différence de qualité entre les deux types de trafic.
Tout dépend de la manière dont l’IA met en avant le contenu et du secteur concerné.
Quelles stratégies concrètes pour s’adapter à l’essor des LLMs ?
Si vous êtes SEO, e-commerçant ou responsable acquisition, plusieurs enseignements se dégagent :
- Le SEO reste le pilier : un tiers du trafic et des conversions viennent encore des moteurs traditionnels.
- Les LLMs sont encore marginaux : moins de 1 % du trafic total, même si leur part croît lentement.
- Être présent dans les réponses IA devient stratégique : certaines industries (finance, tourisme) y voient déjà une meilleure efficacité.
- Ne pas surestimer l’effet court terme : pour l’instant, les LLMs ne remplacent pas la recherche traditionnelle.
LLM et marketing digital : 4 points clés pour s’y retrouver

Pour les entreprises qui souhaitent anticiper l’essor des LLMs, quelques pistes concrètes :
- Optimiser pour l’Answer Engine Optimization (AEO) : rédiger des contenus qui répondent directement aux questions précises des utilisateurs.
- Mettre en place un suivi spécifique : créer un rapport GA4 dédié aux référents LLM pour suivre la croissance.
- Adapter les contenus aux secteurs sensibles : en B2B, privilégier les pages de valeur (études, livres blancs). En B2C, soigner les FAQ et guides pratiques.
- Utiliser l’auto-attribution dans les formulaires : demander directement aux leads comment ils vous ont découvert.
En clair, les LLMs ne représentent pas encore une part importante du le mix marketing : la vraie locomotive d’acquisition reste, sans surprise, le SEO organique.

Notre avis : LLMs, un investissement d’avenir mais nécessaire
Ce rapport me confirme une intuition : les LLMs sont une opportunité émergente, mais pas encore une révolution business.
Leur impact reste faible en volume, même si certains signaux positifs apparaissent sur des niches.
Ignorer ces canaux serait une erreur, mais leur accorder la priorité absolue aujourd’hui le serait tout autant.
La meilleure stratégie pour un décideur digital ?
Continuer à investir massivement dans le SEO, tout en expérimentant sur les LLMs pour être prêt lorsque leur part dans le mix d’acquisition deviendra réellement significative.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

Rédactrice web pour LEPTIDIGITAL, je vous aide à décrypter l’actualité du numérique simplement. Pour me contacter : [email protected]