Prospecter sur LinkedIn à la main prend des heures : visiter des profils, envoyer des invitations, relancer ceux qui ont accepté, puis basculer vers l’email pour ceux qui ne répondent pas. La Growth Machine automatise cet enchaînement pour les équipes B2B. L’outil est né dans une agence d’outbound qui a mené des campagnes pour plus de 450 start-ups, avant d’être lancé comme produit à part entière en 2019 par une société installée à Saint-Mandé.
Quel problème La Growth Machine règle, et pour qui
Le point de départ est simple : un prospect ne répond pas forcément sur le canal où vous le contactez. La Growth Machine construit donc des séquences qui changent de canal selon ses réactions. Une invitation LinkedIn acceptée déclenche un message, une invitation ignorée au bout de quelques jours bascule vers un email, une réponse arrête tout. Le principe complète bien les méthodes décrites dans notre guide des outils de prospection B2B.
L’éditeur vise trois profils, qu’il nomme lui-même sur sa page tarifs : le fondateur qui démarre l’outbound seul, l’équipe commerciale en croissance et l’équipe qui a besoin de workflows CRM poussés. Les agences de génération de leads forment un quatrième public, avec une offre dédiée et une documentation pour gérer plusieurs clients depuis un même compte.
Comment fonctionne une campagne, de l’import au meeting
Toute l’organisation repose sur la notion d’identité : un profil LinkedIn et une ou plusieurs adresses email au nom d’une même personne, qui lance les campagnes. Les collègues sans identité peuvent préparer les campagnes, qualifier les leads et répondre aux messages, mais pas envoyer sous leur propre nom. Le déroulé type suit cinq étapes :
- Constituer une audience : import CSV, recherche Sales Navigator, liste HubSpot ou Pipedrive, base de données LGM interrogée en langage naturel, ou signaux d’intention qui ajoutent en continu les personnes ayant réagi à un post ou participé à un événement.
- Enrichir les leads : l’enrichissement en cascade interroge 9 fournisseurs l’un après l’autre pour trouver un email professionnel vérifié, et le numéro de téléphone si besoin.
- Choisir ou dessiner la séquence : plus de 20 modèles sont fournis, et le Sequence Builder permet de créer ses propres branches avec délais et conditions.
- Régler les garde-fous : chaque identité a ses horaires, son fuseau horaire et ses plafonds quotidiens d’actions LinkedIn et d’emails.
- Traiter les réponses : la boîte de réception multicanale regroupe LinkedIn et email par prospect, et chaque lead se qualifie en Replied, Won ou Lost pour mesurer la campagne.
Sur la sécurité des comptes LinkedIn, La Growth Machine met en avant un fonctionnement 100 % cloud, sans extension de navigateur, avec un proxy mobile dédié par identité. C’est un argument de poids pour ceux qui ont déjà vu un compte restreint après un usage trop intensif. Côté email, la rotation d’inbox répartit les envois entre plusieurs adresses d’une même identité pour ménager la réputation du domaine.
Côté IA, le serveur MCP, gratuit sur tous les plans, laisse Claude, ChatGPT ou Cursor créer, lancer et analyser des campagnes, avec une validation demandée avant chaque envoi par défaut. Reply Agent, encore en bêta, prend en charge les réponses vagues du type « peut-être au trimestre prochain » à partir d’un playbook généré depuis votre site, relance au plus deux fois et vous rend la main dès qu’un intérêt se manifeste.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Fondateur ou consultant indépendant : une identité sur Basic, une séquence invitation, message puis email, et une boîte de réception unique pour ne rater aucune réponse.
- Équipe sales de quelques vendeurs : une identité par commercial, une inbox partagée où un collègue peut répondre au nom d’un absent, des tests A/B pour comparer les accroches.
- Responsable sales ops : signaux d’intention branchés sur des audiences qui se remplissent seules, synchronisation de chaque message dans HubSpot ou Pipedrive et déclenchement de workflows CRM.
- Agence de génération de leads : des workspaces par client, des identités au nom des clients et une offre Agence avec onboarding et tarifs préférentiels.
Dans tous les cas, l’automatisation ne dispense pas du cadre légal : relisez les règles RGPD de la prospection commerciale avant d’importer une liste, et soignez vos messages en suivant nos conseils pour réussir un cold emailing.
La Growth Machine face à Waalaxy, lemlist et Sales Navigator
Waalaxy est l’alternative française la plus souvent citée. Il cible d’abord les indépendants et les petites équipes qui débutent sur LinkedIn, avec une prise en main rapide. La Growth Machine se place un cran au-dessus : plus de canaux dans une même séquence, une gestion d’équipe plus fine et une synchronisation CRM native.
lemlist part historiquement de l’email à froid et de la personnalisation des messages, avant d’avoir ajouté LinkedIn. La Growth Machine fait le chemin inverse, avec LinkedIn au centre et l’email en relais. Le choix dépend donc du canal qui vous rapporte le plus de réponses aujourd’hui.
LinkedIn Sales Navigator n’est pas un concurrent direct mais un complément : il sert à trouver et filtrer les bons profils, que La Growth Machine importe ensuite pour les contacter. Les deux se combinent d’ailleurs : la recherche Sales Navigator s’importe directement comme audience.
Les limites à connaître avant de vous abonner
- La facturation se fait par identité : une équipe de cinq commerciaux qui envoient chacun sous leur nom paie cinq abonnements.
- Le plan Basic plafonne à 3 identités et 3 campagnes actives, et réserve la qualification des leads, les signaux et l’A/B testing au plan Pro.
- La synchronisation native ne concerne que HubSpot et Pipedrive, et seulement sur Ultimate. Les autres CRM passent par Zapier, Make ou l’API.
- Les crédits d’enrichissement inclus chaque mois ne sont pas reportés, et les abonnements payés ne sont pas remboursés en cas d’arrêt en cours de période.
- La page tarifs se contredit sur certains points, comme le plan d’accès au Sequence Builder : faites-les confirmer pendant l’essai.
Quelle offre choisir
Profitez des 14 jours d’essai sans carte bancaire pour tester une vraie campagne : l’essai ouvre toutes les fonctions sauf les séquences personnalisées, mais avec une seule identité. Ensuite, le choix se fait surtout sur trois critères.
- Basic si vous prospectez seul ou à trois maximum, sur LinkedIn et email, avec des modèles de séquences.
- Pro si vous voulez les signaux d’intention, l’inbox multicanale, la qualification des leads, les appels et les intégrations Zapier, Make ou Clay. C’est l’offre mise en avant par l’éditeur.
- Ultimate si votre CRM est HubSpot ou Pipedrive et que chaque message doit y remonter, ou si vous voulez prospecter aussi sur X. À partir de 4 identités, un account manager dédié est inclus.
Le paiement annuel revient à deux mois offerts, soit 50, 100 ou 150 € par mois et par identité au lieu de 60, 120 ou 180 €. Pour une agence ou un besoin sur mesure, les offres Agence et Personnalisée imposent un engagement d’au moins six mois.








