Sur un salon professionnel ou un congrès, l’organisateur jongle souvent avec plusieurs outils : un logiciel d’inscription, une application pour les participants, un portail pour les exposants, une solution de scan de badges et des tableurs pour réconcilier le tout. Swapcard, éditeur parisien fondé en 2013, propose de réunir ces briques dans une seule plateforme, avec un parti pris clair : faire de chaque rencontre une donnée mesurable, pour l’organisateur comme pour les exposants.
Quel problème Swapcard règle, et pour qui
Le point de départ de Swapcard est le networking d’affaires. L’éditeur part d’un constat : quand l’inscription, les sessions, les rendez-vous et l’activité des stands vivent dans des outils séparés, personne ne peut relier le comportement d’un visiteur aux résultats d’un exposant. La plateforme centralise donc ces données pour mesurer l’engagement et prouver le retour sur investissement des stands.
La cible est explicite : organisateurs de salons et d’expositions, associations professionnelles, conférences B2B et congrès médicaux, de taille intermédiaire à très grande. Côté métiers, Swapcard s’adresse aux directeurs d’événements, aux responsables des inscriptions, aux équipes commerciales qui vendent stands et sponsoring, ainsi qu’aux responsables marketing chargés de faire venir et d’activer le public. Un mariage, un concert ou un afterwork d’entreprise ne relèvent pas de ce périmètre.
Comment la plateforme s’organise
Swapcard repose sur plusieurs interfaces reliées entre elles, décrites dans son centre d’aide :
- Studio : le back-office où l’organisateur crée ses communautés et ses événements, configure les pages, l’inscription, les groupes de participants et les permissions.
- Event App : l’application des participants, exposants et intervenants, en version web et en applications natives iOS et Android, avec un mode invité pour montrer une partie du contenu avant l’inscription.
- Exhibitor Center : l’espace des exposants pour gérer leur équipe, leur fiche, leurs rendez-vous et l’export de leurs leads.
- Backstage et SwapAccess : la diffusion en direct des sessions d’un côté, le contrôle d’accès et l’enregistrement sur place de l’autre.
- Launchpad : un module d’inscription et de gestion des intervenants pensé pour les parcours les plus complexes.
La prise en main commence par la création gratuite d’un compte sur Studio, qui permet de construire un événement et de le tester avec ses collègues avant de souscrire. L’envoi d’e-mails et de notifications reste bloqué tant que l’organisation n’a pas été vérifiée par l’équipe Swapcard. Pour se former, l’éditeur propose une Academy en ligne avec un parcours de base en sept vidéos et des modules par objectif (inscription, communication, génération de leads, monétisation des exposants), sanctionnés par un certificat.
Networking, IA et leads : le cœur de l’outil
Le matchmaking analyse les profils, les centres d’intérêt et l’activité de chaque participant pour lui suggérer des personnes, des exposants et des sessions, sans questionnaire préalable. Les rendez-vous se réservent en un clic depuis un profil ou un stand, en individuel ou en groupe, et les créneaux non confirmés se libèrent automatiquement. Pour les programmes d’acheteurs invités, le Smart Meeting Generator planifie en masse des rendez-vous entre acheteurs et vendeurs selon leurs préférences.
Depuis fin 2025, l’agent Sherlock complète ce dispositif. Disponible sur le web, iOS et Android, il répond aux questions sur l’événement, propose les personnes à rencontrer, réserve des rendez-vous et récupère le badge du participant. Côté stand, il classe les leads recommandés selon leur intention et permet de chercher des prospects à partir d’un profil client idéal. L’organisateur dispose de son côté d’un assistant intégré à Studio pour générer formulaires, contenus et résumés de sessions.
Pour les exposants, la collecte de leads passe par le scan de badges dans l’application, y compris hors connexion, puis par des formulaires de qualification définis à l’avance. Les contacts se retrouvent dans un tableau de bord commun à l’équipe, exportable en XLSX ou synchronisé avec un CRM via l’API exposants, un atout pour qui veut brancher l’événement sur une démarche de lead nurturing structurée.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Organisateur de salon : vendre stands, bannières et rendez-vous sponsorisés via la place de marché exposants, puis montrer à chaque exposant combien de visites, de scans et de rendez-vous il a obtenus.
- Association professionnelle : valider en temps réel le statut de membre lors de l’inscription grâce aux intégrations avec les logiciels de gestion d’adhérents, et appliquer automatiquement le tarif membre.
- Organisateur de conférence B2B : gérer l’appel à communications, le programme, les intervenants et la diffusion des sessions, puis mesurer quelles sessions ont réellement attiré le public.
- Responsable marketing d’un exposant : scanner les badges sur le stand, qualifier chaque contact et pousser les leads dans le CRM sans ressaisie, pour alimenter sa stratégie de génération de leads.
- Organisateur multi-événements : utiliser une seule licence annuelle pour tous ses événements de l’année et dupliquer un événement passé pour conserver l’habillage.
Swapcard face à Cvent, Bizzabo et Livestorm
Cvent est la référence historique des grands comptes, avec une offre très large qui couvre aussi la recherche de lieux et la gestion hôtelière. Swapcard se positionne plutôt sur l’expérience des participants et des exposants pendant l’événement : matchmaking, rendez-vous, collecte de leads. Les deux peuvent d’ailleurs cohabiter : le centre d’aide de Swapcard documente une intégration avec Cvent.
Bizzabo vise le même public de conférences B2B et met l’accent sur l’inscription et l’expérience sur place. Swapcard se distingue par son orientation salons et exposants : place de marché, rendez-vous d’acheteurs invités, tableaux de bord de leads. Pour un webinar ou un événement 100 % en ligne avec peu de networking, un outil spécialisé comme ceux de notre sélection de logiciels de webinar, Livestorm en tête, sera plus simple et moins engageant financièrement.
Les limites à connaître avant de signer
- La page tarifs n’affiche aucun montant : il faut passer par une démonstration ou un échange commercial pour connaître le prix réel.
- Tous les contrats sont annuels, sans paiement mensuel ni prix par événement : pour un événement unique, la licence couvre douze mois.
- La résiliation se prépare 90 jours avant l’échéance ; à défaut, l’abonnement est renouvelé automatiquement.
- Plusieurs fonctions mises en avant sont des options payantes : application à votre marque, scan de leads, qualification, plan interactif, génération de rendez-vous.
- Le site, les tarifs, le centre d’aide et la documentation développeurs sont en anglais, même si l’interface des participants existe en français.
Comment choisir votre formule
Le prix combine une licence annuelle et un volume de participants et d’exposants, auxquels s’ajoutent des options et un niveau de service. Partez du volume réel de votre public sur douze mois :
- Starter si vous organisez de petits événements, avec un plafond de 1 000 participants par an et la possibilité de tester avant de signer.
- Professional pour un ou plusieurs événements jusqu’à 10 000 participants par an.
- Enterprise pour les salons et réseaux d’événements sans limite de participants.
Les modules exposants (Basic, Advanced, Ultimate) et les niveaux de services (Bronze, Silver, Gold) se choisissent ensuite. Pendant la démonstration, faites chiffrer à part chaque option qui conditionne votre modèle économique, notamment le scan de leads et l’application à votre marque, et vérifiez quelles intégrations natives couvrent votre CRM et votre outil d’adhésion.








