
L’essentiel en bref
- Google teste deux badges, « Strongest match » et « Strong match », sur certaines annonces Search jugées très pertinentes.
- Le test touche un petit pourcentage d’utilisateurs aux États-Unis et s’appuie sur des signaux de qualité déjà existants.
- Le label ne change ni le coût, ni le placement, ni l’éligibilité des annonces, selon les informations communiquées.
Ce que Google teste exactement
Ginny Marvin, en charge de la communication produit chez Google Ads, a dévoilé l’expérimentation sur LinkedIn et X.
Le test ajoute une étiquette « Strongest match » ou « Strong match » à certaines annonces du réseau de recherche.
Deux niveaux coexistent.
- « Strongest match » désigne les annonces que Google estime les plus pertinentes pour une requête.
- « Strong match » signale une pertinence élevée, mais d’un cran inférieure.
Le déploiement reste limité à un faible pourcentage d’internautes aux États-Unis.
Aucune date d’extension à d’autres pays n’a été communiquée à ce stade.
C’est bon à savoir : ces badges reposent sur les signaux de qualité et de pertinence déjà utilisés par Google pour son Quality Score notamment, aucune nouvelle donnée n’entre en jeu pour ce changement en cours de test.
Pourquoi ce label est important pour les pros du SEA ?
Pour un annonceur, l’enjeu n’est pas le badge en soi, c’est son effet possible sur le comportement des internautes.
Une annonce labellisée « Strongest match » peut inspirer plus de confiance et capter davantage de clics.
Si cet effet se confirme, il profitera surtout aux comptes déjà bien notés sur les signaux de qualité.
Le label pourrait alors concentrer encore le trafic vers les annonceurs les mieux placés.
Cette logique prolonge la bascule de Google vers l’intention déduite plutôt que la correspondance stricte au mot-clé.
Elle s’inscrit dans la même trajectoire que le format AI Max, où Google pousse ses propres signaux au centre du dispositif.
Les zones d’ombre à surveiller avant d’en tirer des conclusions trop hâtives
Google n’a pas indiqué s’il publierait des données sur l’impact du label mais le taux de clic des annonces badgées sera le premier indicateur à observer.
La méthode de calcul de la pertinence reste aujourd’hui floue même si on imagine que les annonces avec le meilleur quality score seront celles qui seront élligibles.
La question de la transparence des annonces se pose aussi côté utilisateur.
Un internaute distingue-t-il vraiment une annonce « Strongest match » d’une annonce classique, ou y voit-il une caution de plus apposée par Google ?
Notre verdict :
Un test mineur en apparence, mais à suivre de près car il peut avoir des impacts importants sur le taux de clic. Si le badge « Strongest match » fait grimper les clics, il creusera l’écart entre les annonceurs déjà bien notés et les autres. Le vrai chantier à activer dès maintenant ne change pas : il faut travailler plus que jamais la qualité de vos annonces et de vos pages de destination.
Si ce label débarque prochainement en France, allez-vous tout faire pour optimiser la qualité de vos annonces pour tenter de décrocher ces nouveaux badges ?
PS : si vous répondez « oui », c’est peut être le signe que vous devriez anticiper cela dès maintenant !

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).