Et si ChatGPT Search n’utilisait pas autant Google qu’on le pensait ? (Étude)

Une rumeur persistante circule depuis plusieurs mois : ChatGPT utiliserait secrètement Google pour générer ses réponses. Ahrefs a mené une étude sur près de 119 000 requêtes pour vérifier cette hypothèse. Les résultats sont surprenants et méritent toute notre attention.

ChatGPT n’utiliserait pas Google autant qu’on le pense : ce que révèle l’étude Ahrefs

Les équipes d’Ahrefs ont analysé 118 931 requêtes “fan-out” (celles que ChatGPT génère en arrière-plan lorsqu’il cherche de l’information) pour comparer les résultats renvoyés avec ceux de Google.

Etude Ahref - Source ChatGPT Search
Etude Ahref – Source ChatGPT Search

L’idée était simple : si OpenAI s’appuyait massivement sur Google, on devrait observer une forte corrélation.

Or, les chiffres sont parlants :

Résultat ChatGPT dan Google
Résultat ChatGPT dan Google
  • 6,82 % seulement des résultats affichés par ChatGPT figurent dans le top 10 de Google.
  • 9,85 % apparaissent dans le top 20.
  • 16,61 % se retrouvent quelque part dans les SERPs de Google.

En clair, plus de 83 % des résultats choisis par ChatGPT ne figurent pas du tout dans les pages de Google pour la même requête.

Voilà qui met fin à l’idée que ChatGPT Search serait un « Google masqué ».

Un modèle multi-sources plutôt qu’un Google caché

Selon Ahrefs, ChatGPT semble fonctionner via une approche hybride :

  • Combinaison de résultats issus de Google, Bing et probablement d’autres API de recherche.
  • Utilisation de son propre index, construit via ses données d’entraînement et ses accès web.
  • Application d’un algorithme de réorganisation maison pour prioriser des résultats jugés plus contextuels.

On comprend mieux pourquoi les résultats ne recoupent que partiellement ceux des SERPs classiques.

Quelles actions planifier suite à ce constat ?

Pour les experts SEO :

Cette étude confirme que le SEO traditionnel ne suffit plus.

Même si Google reste le canal dominant pour le trafic organique encore aujourd’hui, il devient clair que les moteurs conversationnels s’appuient sur d’autres logiques :

  • Les contenus visibles dans ChatGPT ne sont pas forcément ceux qui performent sur Google.
  • La pertinence contextuelle prime désormais sur la simple position SEO.
  • Il est probable qu’une partie des signaux utilisés échappent encore aux marketers (cocréation de contenu, diversité des sources, autorité perçue dans l’écosystème digital plutôt que dans Google seul).

Pour les éditeurs de contenu :

La dépendance exclusive à Google devient un risque.

Les éditeurs ont intérêt à :

  • Diversifier leurs canaux de visibilité : newsletters, partenariats, plateformes tierces.
  • Produire du contenu de référence, réutilisable et cité dans plusieurs environnements.
  • Anticiper l’intégration des AI Overviews qui modifient la manière dont les internautes consomment l’information.

Vers un changement plus structurel qu’on ne le pense

Les réponses générées par ChatGPT, Perplexity ou Copilot ne suivent pas la logique des 10 liens bleus, mais celle d’un contenu reclassé et filtré par pertinence conversationnelle.

En pratique, cela pourrait signifier que :

  • Un article peu visible sur Google peut malgré tout être mis en avant par ChatGPT s’il est jugé utile et bien structuré.
  • Les signaux de crédibilité externe (citations, mentions, backlinks de sites d’autorité) deviendront encore plus stratégiques.
  • Le contenu clair, pédagogique et structuré a plus de chances d’être repris par ces moteurs hybrides.

Et vous, comment préparez-vous vos contenus pour exister dans ce nouvel écosystème ?

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