
Définition :
GEO (Generative Engine Optimization) : ensemble de pratiques visant à améliorer la visibilité d’un site dans les réponses générées par une IA (AI Overviews, AI Mode, ChatGPT, Perplexity), par opposition au référencement dans les résultats de recherche classiques.
Ce que John Mueller a réellement répondu
Le 20 août, sur Bluesky, un consultant interpelle John Mueller, de l’équipe Search de Google : existe-t-il des secteurs, comme les jeux d’argent ou les contenus pour adultes, où le GEO n’a pas encore d’importance, Google y concentrant l’essentiel de la découverte ?
Mueller répond en deux temps. Il commence par indiquer qu’il ne comprend pas bien la question. Puis il tranche : « de notre point de vue, il n’y a rien de vraiment spécial à faire pour les réponses génératives dans la recherche ».
Aucune réponse aux relances qui ont suivi n’apparaît dans le fil accessible publiquement.
Mais attention, ce n’est ni une session de questions-réponses officielle, ni une prise de position documentée dans la documentation officielle de Google : c’est un échange informel sur un réseau social.
Pourquoi Google tient ce discours depuis un moment ?
La position de Mueller n’est pas isolée. Elle prolonge une explication déjà avancée par Google : les résultats génératifs de la recherche, AI Overviews comme AI Mode, sont puisés dans le même index que les résultats classiques, complétés par des recherches associées.
Search Engine Journal, qui a relayé l’échange, en tire la conclusion logique suivante : un site déjà bien positionné dans l’index classique dispose mécaniquement d’un avantage dans les réponses génératives, sans action supplémentaire dédiée.
C’est aussi ce que documentait Danny Sullivan avant lui : le SEO et le GEO reposent largement sur les mêmes fondamentaux, contenu utile, structure claire, autorité du site.
Pour votre stratégie, ça ne veut pas dire que d’être cité par une IA générative ne compte pas. Ça veut dire que la voie pour y arriver reste, en grande partie, celle du SEO classique.
Ce que ça ne dit pas sur le marché du GEO
Le marché, lui, a déjà tranché dans l’autre sens. Beaucoup de prestations GEO ressemblent à une plomberie déjà en place, repeinte et facturée comme une rénovation complète. Des consultants dédiés se sont multipliés ces derniers mois, et des agences SEO généralistes ont ajouté l’offre à leur catalogue.
La plupart des extensions SEO proposent désormais de générer un fichier LLMs.txt, censé guider les IA vers un contenu optimisé pour elles (alors qu’aucun moteur ni assistant conversationnel majeur ne s’appuie aujourd’hui sur ce fichier).
Au passage, de nombreux outils se sont positionnés sur ce nouveau marché du GEO, en proposant principalement de la mesure de citations (avec plus ou moins de précisions).
Il y a donc un écart entre ce que Google affirme en interne, une extension naturelle du SEO existant, et ce que le marché facture, souvent comme une discipline distincte avec son propre vocabulaire et ses propres livrables.
Si une agence vous vend le GEO comme une compétence totalement inédite, cette phrase de Mueller mérite d’être posée sur la table. Si votre contenu est déjà solide en SEO classique, le chantier GEO ressemble surtout à un travail d’exposition et de structuration, pas à une stratégie entièrement nouvelle.
Notre verdict :
Mueller n’a pas enterré le GEO en une phrase Bluesky, il a rappelé une évidence inconfortable pour une partie du marché : la base reste le SEO. Le reste est surtout une question de présentation et de mesure.

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).