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Google a été contraint de dévoiler le fonctionnement d’une partie de son algorithme lors d’un récent procès : voici ce qu’il faut retenir
Suite à une déposition officielle d’un ingénieur de Google rendue publique par le Département de la Justice américain, o,n a découvert une vue simplifiée mais révélatrice de la manière dont les pages web sont classées par le moteur de recherche.
Sans dévoiler tous les détails techniques, ce témoignage met en lumière :
- Les signaux utilisés pour mesurer la pertinence d’une page
- Le rôle prépondérant du score de qualité d’un site
- Un signal de popularité discret… mais basé sur Chrome
Comment Google juge qu’un contenu est pertinent : les signaux ABC décryptés

Google utilise une combinaison de signaux pour comprendre si un contenu est pertinent pour une requête. L’ingénieur parle d’un système surnommé « ABC ».
Ces trois éléments combinés servent à calculer un score de « topicalité » (T*), c’est-à-dire la correspondance entre le contenu et la requête.
Qualité de page : un score indépendant de la requête, mais qui pèse lourd
Le score de qualité (Q*) est un signal à part. Il est décrit comme statique et attribué au site dans son ensemble.
Autrement dit :
- Un site jugé fiable le restera, quelle que soit la requête
- Les signaux de qualité ne sont pas recalculés à chaque recherche
- Un bon score de qualité peut faire la différence entre deux contenus équivalents
L’ingénieur précise que ce signal est très difficile à truquer, mais aussi que l’intelligence artificielle tend à faire baisser la perception de qualité dans les résultats de recherche actuels.
Chrome et popularité : un signal caché qui pourrait peser dans le ranking
L’un des éléments les plus intrigants : un signal de popularité basé sur les données issues de Chrome est mentionné, sans être nommé.
Ce signal, qui est vraisemblablement navboost, pourrait suivre :
- Le nombre d’utilisateurs visitant un site
- Leur fréquence de visite
- Leur engagement (temps passé, navigation, retours)
On ignore s’il s’agit uniquement de données anonymisées ou d’un indicateur utilisé dans l’interface DevTools. Mais le fait qu’il soit cité dans une déposition officielle confirme son existence dans le système de ranking.
eDeepRank : comprendre l’influence grandissante de l’IA dans les résultats
Autre révélation clé : Google utilise un système baptisé eDeepRank, basé sur la technologie BERT et les Transformers (modèles de langage de type LLM).
Sa mission ?
- Extraire des signaux à partir des modèles IA
- Les rendre lisibles et compréhensibles par les ingénieurs
- Éviter les classements arbitraires ou impossibles à auditer
Cela confirme que les IA ne sont pas seules à décider : leurs résultats sont « déchiffrés » avant d’entrer dans les systèmes de classement finaux.
Ce que ces révélations changent concrètement pour votre SEO Un bon contenu ne suffit plus : il doit aussi inspirer confiance

Un contenu pertinent mais publié sur un site jugé « moyen » par Google sera moins bien classé.
Il faut donc :
- Travailler votre réputation éditoriale sur l’ensemble du domaine
- Faire preuve d’expertise, autorité et fiabilité (E-E-A-T)
Mesurez l’engagement réel de vos visiteurs
Les signaux de clics et d’interaction sont essentiels. Travaillez :
- Le maillage interne
- Le temps passé sur page
- Le retour vers Google (évitez les rebonds rapides)
Prévoyez l’impact croissant des signaux IA dans les prochains mois
Les modèles LLM s’intègrent déjà dans le scoring.
Il faut penser son contenu pour qu’il soit compris par l’humain… mais aussi bien interprété par l’IA. Cela implique :
- Une structure claire (titres, paragraphes courts)
- Un vocabulaire accessible, sans jargon inutile
- Des formats enrichis : FAQ, tableaux, définitions

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).