Faire la paie soi-même en France suppose de suivre les conventions collectives, de transmettre chaque mois la DSN et de corriger les erreurs avant qu’elles n’arrivent sur le compte du salarié. Payfit propose de confier tout ce cycle à une équipe d’experts qui travaille sur sa propre plateforme, à la place d’un cabinet ou d’un gestionnaire interne. Voici comment le service fonctionne, à qui il rend service, ce qui le sépare des autres options et comment choisir votre formule sans payer de module inutile.
Quel problème Payfit règle, et pour qui
Créé à Paris en 2015 par Firmin Zocchetto, Ghislain de Fontenay et Florian Fournier, Payfit s’est d’abord fait connaître comme logiciel de paie pour PME. Son positionnement actuel va plus loin : sur les plans Paie et suivants, ce sont ses experts qui produisent les bulletins et les déclarations, et l’éditeur indique porter la responsabilité de leur conformité. Le dirigeant n’a donc plus besoin de maîtriser le calcul des cotisations ou le prélèvement à la source, ce que la FAQ tarifaire affirme noir sur blanc : aucune compétence préalable en paie n’est requise.
La cible se lit dans les offres : créateurs d’entreprise qui versent un premier salaire, TPE de 1 à 9 collaborateurs, PME de 10 à plus de 1 000 personnes, avec des pages dédiées à la restauration, au commerce, à la santé et aux associations. Selon Payfit, 22 000 entreprises utilisent le service et plus de 250 000 salariés sont payés chaque mois via la plateforme, en France, en Espagne et au Royaume-Uni.
Comment se déroule un mois de paie avec Payfit
Tout se passe dans un navigateur, côté gestionnaire comme côté salarié. D’après les pages tarifs et accompagnement, le parcours suit les étapes suivantes :
- un expert prend contact par téléphone et paramètre le compte ; les bulletins et fichiers DSN passés sont repris en quelques jours, sans saisie manuelle de votre part, et un audit gratuit de l’historique signale les anomalies ;
- la convention collective est identifiée avec vous à l’inscription, puis la grille de salaires et les règles sectorielles s’appliquent dans l’outil ;
- pendant le mois, les congés posés par les salariés depuis leur espace personnel se répercutent sur la paie, tout comme les heures validées par les managers si vous avez le module de temps ;
- Payfit AI repère les incohérences et répond aux questions, les vôtres comme celles des salariés ;
- l’équipe dédiée clôture la paie, transmet la DSN aux organismes et dépose les bulletins sur l’espace de chaque collaborateur ; les écritures comptables et le livre de paie restent exportables, et votre expert-comptable peut disposer de son propre accès.
La distribution des bulletins sur un espace en ligne règle au passage la question de la dématérialisation : si ce sujet vous occupe à lui seul, notre comparatif des logiciels de dématérialisation du bulletin de paie détaille les alternatives. Côté technique, les données sont hébergées en France chez Amazon Web Services, chiffrées en transit et au repos, et Payfit est certifié ISO 27001.
Cas d’usage concrets selon votre profil
- Créateur qui embauche son premier salarié : estimer le coût de l’embauche avec le simulateur, rédiger le contrat à partir d’un modèle, déclarer l’embauche (DPAE) puis émettre la première paie sur le plan Starter.
- Restaurant ou commerce : gérer les contrats courts, les plannings et les heures supplémentaires, avec une pointeuse digitale reliée au bulletin sur le plan Paie avancée.
- PME de services en croissance : suivre les heures par projet, organiser les entretiens annuels, fixer des objectifs et recueillir des feedbacks 360 sans ajouter un second outil RH.
- Équipe qui automatise ses flux : brancher l’API (collaborateurs, contrats, absences, bulletins) ou l’une des plus de 50 intégrations proposées, comme Qonto, Pennylane, Swile ou Alan.
Payfit face à Silae, Lucca et Deel
Ces outils reviennent souvent dans les mêmes recherches, mais ils ne répondent pas au même besoin.
| Outil | Logique | Qui fait la paie | À privilégier si |
|---|---|---|---|
| Payfit | Service de paie et SIRH en ligne | Les experts de l’éditeur | Vous voulez déléguer la paie sans passer par un cabinet |
| Silae | Logiciel de paie de production | Votre cabinet ou votre gestionnaire | Votre expert-comptable gère déjà vos bulletins |
| Lucca | Suite de modules RH | Votre équipe, selon les modules choisis | Vous cherchez d’abord un SIRH complet et modulable |
| Deel | Paie et embauche à l’international | Deel et ses entités locales | Vous recrutez dans plusieurs pays |
La différence tient surtout à la répartition du travail. Avec un logiciel de production comme Silae, quelqu’un doit encore saisir et contrôler les paies ; avec Payfit, cette charge passe à l’éditeur, qui s’engage sur la conformité. Une suite comme Lucca vise plutôt la gestion du personnel dans son ensemble, quand Payfit part de la paie et y rattache congés, temps et entretiens. Pour une équipe répartie dans plusieurs pays, notre analyse de Deel, plateforme RH pour entreprises internationales, sera plus utile. Pour élargir la comparaison, consultez notre sélection des meilleurs logiciels de paie et celle des logiciels RH.
Les limites à connaître avant de signer
- Une couverture sectorielle incomplète : l’éditeur reconnaît que certaines conventions très spécifiques (BTP, agriculture, paysagisme, agents commerciaux immobiliers) ne sont pas encore intégrées. Vérifiez la vôtre avant toute démarche.
- La métropole uniquement : une entreprise installée dans un département d’outre-mer ne peut pas souscrire pour l’instant.
- Un abonnement de base indexé sur l’effectif : en plus du prix par collaborateur, le forfait mensuel passe de 49 € HT (1 à 3 collaborateurs) à 199 € HT (25 et plus), et chaque établissement supplémentaire ajoute 29 € HT par mois.
- Un support moins fluide sur les cas complexes : les avis récents reprochent surtout des délais sur les modifications de contrat et les dossiers particuliers, plus que sur les questions courantes.
- Pas d’application mobile officielle repérée : les salariés posent leurs congés depuis leur espace personnel, accessible sur le navigateur du téléphone.
Quel plan choisir selon votre situation
Le plan Starter ne concerne que les entreprises qui n’ont jamais fait de paie : il est facturé uniquement au collaborateur, sans abonnement de base, ce qui en fait l’entrée la moins chère. Une fois l’entreprise établie, tout se joue entre Paie, Paie avancée et RH+, qui ajoutent chacun un prix par collaborateur au même forfait mensuel. En appliquant la grille publiée à une équipe de 10 personnes, le forfait passe à 99 € HT : comptez alors 299 € HT par mois sur Paie, 369 € sur Paie avancée et 399 € sur RH+.
- Paie suffit si vos salariés ont des horaires fixes et que seuls les congés varient d’un mois à l’autre.
- Paie avancée devient utile dès que vous suivez des heures, des plannings ou des projets, ou que vous voulez l’API et la signature électronique des documents RH.
- RH+ se justifie si vous menez des campagnes d’entretiens et des enquêtes d’engagement, au lieu de payer un outil séparé.
Deux options s’ajoutent à tous les plans : le module de notes de frais à 3 € HT par collaborateur et par mois, calculé sur l’effectif total, et les Services Premium, à partir de 59 € par mois, pour un rappel dans l’heure au lieu de 24 heures. Si les notes de frais sont votre seul besoin, comparez d’abord avec les logiciels de notes de frais spécialisés. Les offres sont sans engagement et la mise en place est offerte : demandez la démo avec votre convention collective sous la main, c’est le premier point qui décidera si Payfit peut faire votre paie.










