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Deux trajectoires opposées : trafic en progrès, leads en baisse

Le rapport 2025 de WordStream et LocaliQ met en évidence une évolution contrastée entre les objectifs de campagne sur Facebook.
Pour bien comprendre : une campagne « Traffic » vise avant tout à générer des clics vers un site, tandis qu’une campagne « Leads » cherche à récolter directement des contacts qualifiés (emails, formulaires, demandes d’infos).
- Les campagnes orientées trafic affichent un CTR moyen de 1,71 % (+8,23 % vs 2024) et un CPC en baisse à 0,70 $. Autrement dit, il devient moins cher d’attirer des visiteurs sur son site.
- Les campagnes Leads voient leur CPL grimper à 27,66 $ en moyenne (+21 % YoY) et leur taux de conversion reculer à 7,72 %. Chaque nouveau contact coûte plus cher à recruter, même si Facebook reste deux fois moins cher que Google Ads (70,11 $).
En résumé : Facebook demeure compétitif, mais le choix de l’objectif influe directement sur le retour sur investissement.
Le trafic séduit par son efficacité immédiate, tandis que les leads exigent un travail de fond pour générer de la qualité.
Les chiffres qui évoluent selon les secteurs
Campagnes Traffic : des clics abordables, mais pas partout

- Le CTR (click-through rate) mesure le pourcentage de personnes qui cliquent sur une publicité.
- Le CPC (cost per click) indique combien coûte ce clic en moyenne.
Ces deux indicateurs varient fortement selon le secteur :
| Secteur | CTR moyen | CPC moyen |
|---|---|---|
| Shopping, cadeaux | 4,13 % | 0,34 $ |
| Voyages | 2,76 % | 0,51 $ |
| Sports & loisirs | 2,60 % | 0,41 $ |
| Finance & assurance | 0,98 % | 1,22 $ |
| Automobile (réparation) | 0,80 % | 0,81 $ |
Les secteurs « plaisir » (shopping, loisirs, voyages) déclenchent facilement des clics, à moindre coût.
En revanche, les services financiers ou médicaux suscitent moins de clics spontanés, et donc des coûts plus élevés.
Campagnes Leads : un CPL qui explose dans certains secteurs

- Le CPL (cost per lead) mesure combien coûte en moyenne un prospect obtenu.
- Le CVR (conversion rate) traduit la proportion de personnes qui passent à l’action après avoir cliqué.
Là encore, les différences sont frappantes :
| Secteur | CPL moyen | CVR moyen |
|---|---|---|
| Restauration | 3,16 $ | 18,25 % |
| Immobilier | 16,61 $ | 9,53 % |
| Arts & divertissement | 18,17 $ | 9,34 % |
| Dentistes | 76,71 $ | 6,38 % |
| Beauté & bien-être | 51,42 $ | 5,29 % |
Plus la valeur économique d’un client potentiel est élevée (santé, beauté, juridique), plus le coût d’acquisition grimpe.
Les secteurs « quotidiens » comme la restauration affichent, eux, des coûts dérisoires grâce à la fréquence et la simplicité de l’acte d’achat.
Pourquoi cette divergence entre trafic et leads ?
- L’inflation publicitaire : plus d’annonceurs se battent pour la même visibilité, plus les enchères montent.
- Les restrictions de ciblage liées aux règles de confidentialité compliquent la génération de leads qualifiés.
- Le changement des comportements : les consommateurs réduisent leurs dépenses dans certains secteurs (maison, bien-être), mais continuent de cliquer dans les univers loisirs et shopping.
Comment ajuster sa stratégie Facebook Ads en 2025 ?
- Capitaliser sur les campagnes Traffic : attirer des visiteurs à bas coût, collecter leurs données via un lead magnet puis les recibler via email ou remarketing.
- Améliorer la qualité des leads : formulaires plus précis, contenus exclusifs pour filtrer les contacts, protection contre les faux leads.
- Diversifier les objectifs : combiner branding, trafic et leads pour construire un entonnoir marketing équilibré.
Mon analyse : une opportunité pour les annonceurs agiles
Ces chiffres ne sont pas une mauvaise nouvelle, mais un signal.
Les coûts augmentent, mais Facebook reste largement plus accessible que Google (bien que la qualité des leads ne soit pas comparée ici).
En revanche, il devient essentiel de privilégier la qualité des prospects au lieu de viser uniquement le volume.
Ceux qui sauront investir avec discernement dans ce contexte tendu gagneront en parts de marché.
Quand d’autres réduisent déjà leurs investissements du fait de la hausse des coûts, certains annonceurs vont profiter des ces espaces libres pour investir davantage pour récupérer la part de trafic abandonnée par les autres.
Et vous, quelle stratégie allez-vous privilégier ?

Rédactrice web pour LEPTIDIGITAL, je vous aide à décrypter l’actualité du numérique simplement. Pour me contacter : [email protected]