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Pollution Numérique : 7 Astuces Pour Limiter Notre Impact

Les enjeux écologiques du digital sont évidemment importants. Tout le monde peut agir. Découvre 7 astuces faciles pour limiter ton impact !

Ces dernières années, les enjeux écologiques sont (enfin) rentrées dans les têtes de la majorité des gens. Malheureusement, les actions à grande échelle restent limitées. Le domaine du digital ne fait pas exception. La pollution produite par tout l’écosystème numérique est sûrement sous-estimée par un grand nombre de personnes. C’est pour cela qu’il est important que chacun d’entre nous agisse à sa manière pour réduire son impact environnemental sur les outils digitaux. Découvre 7 astuces, plus faciles que tu ne le penses, à appliquer pour réduire ta pollution numérique.

Quel est l’impact environnemental du numérique ?

L’impact environnemental du numérique est marqué par différents aspects :

  • La fabrication de nos outils numériques
  • L’utilisation de nos appareils
  • Les déchets

On peut aussi notifier les datacenters, qui sont souvent au centre des débats. Ils sont en fait une conséquence indirecte de l’utilisation de nos appareils.

La fabrication de l’ensemble de nos appareils est très polluantes, plus encore que leur utilisation. Si on prend l’exemple d’un ordinateur portable, selon l’ADEME, on compte environ 800 kg de matières premières mobilisées pour le fabriquer. Ce qui provoque plus de 120 kg de CO2 émis. L’ensemble du cycle de vie émet lui en moyenne 170 kg.

Pour ce qui est de l’utilisation, on compte notamment les consommations d’énergie, et toutes les consommations indirectes (data centers, etc…).

La dernière partie du cycle concerne l’après vie, ou du moins l’après utilisation. Tout n’est pas recyclable dans nos appareils, mais une bonne partie l’est tout de même et tu n’es pas forcément obligé de jeter.

La bonne nouvelle, c’est que, pour chaque partie, il existe des solutions que tu peux opérer à ton échelle pour limiter ton empreinte carbone.

L'impact de la pollution numérique
L’impact de la pollution numérique

Pollution numérique : définition

Quand on parle de pollution numérique, il s’agit tout simplement de tous les types de pollutions générés par les différents cycles de vie des appareils digitaux : extraction des matières premières, fabrication, transport, distribution, utilisation (et tout ce que cela engendre), puis la fin de vie.

Les chiffres à retenir de l’empreinte carbone du numérique d’après l’ADEME

Quelques chiffres clés à propos de la pollution digitale :

  • 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont dues au digital
  • 25 % des émissions de gaz à effet de serre du digital proviennent des centres de données (soit 1 % de la consommation mondiale)
  • 8 à 10 milliards de mails échangés (hors spam) en 1 heure dans le monde
  • Plus de 10 milliards de téléphone vendus depuis 2007

Source : ADEME

Qu’est-ce qui pollue le plus sur internet ?

La fabrication des outils

La fabrication de nos outils est assurément un des éléments qui produit le plus de pollution. Comme on l’expliquait, il faut tellement de ressources pour fabriquer un ordinateur, un smartphone, un écran ou autre. L’impact sur l’environnement est énorme et correspond à 73 % de l’ensemble des émissions générées sur le cycle de vie entier.

En plus de l’impact écologique, l’extraction de ces matières premières a souvent des conséquences sociales assez graves. GreenPeace rapporte notamment que les mines de tungstène, d’étain, d’or et de tantale en République Démocratique du Congo financent une guerre civile par leur trafic. En Chine ou au Brésil, dans certaines régions, les rivières, l’air et les sols sont durablement pollués et pèsent sur la santé des habitants locaux.

Le streaming vidéo

Il est important de mentionner le streaming parmi les éléments les plus polluants du monde du numérique. Il y a quelque temps, on apprenait qu’en 2021, les 3 applications les plus utilisées en mobile étaient YouTube, Facebook (vidéo) et TikTok. Il s’agit de 3 plateformes qui diffusent des vidéos et représentent à elles seules presque 40 % des données mobiles consommées en 2021.

Les vidéos en ligne, plus généralement, sont responsables de 60 % des données consommées dans le monde. Concrètement, cela équivaut à 1 % des émissions mondiales de CO2.

Les data centers

Comment parler de pollution numérique sans évoquer les Data Centers ? Tout d’abord remettons dans le contexte. Un Data Center est un lieu dans lequel on retrouve un grand nombre de serveurs (et autres appareils) dans le but d’organiser, traiter, et stocker des données. Par exemple, quand tu envoies un mail, c’est le Data Center qui va traiter tout ce processus. Quand tu recherches quelque chose sur un moteur de recherche, c’est pareil.

Il est aujourd’hui impossible de se passer des centres de données. Néanmoins, tout comme le streaming vidéo, cela consomme près de 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Comment réduire notre pollution numérique ? 7 astuces faciles

Augmenter l’espérance de vie de nos outils

Qu’est-ce que cela signifie vraiment d’augmenter la durée de vie de ses appareils ? Plusieurs choses en réalité.

Tout d’abord, cela peut signifier qu’il faut que tu essayes de garder tes équipements le plus longtemps possible. A l’heure actuelle, presque 9 français sur 10 changent leur téléphone portable alors que l’ancien fonctionne encore. Donc la première solution qu’on peut noter est le fait de pousser le plus possible l’utilisation de ses appareils dans le temps.

Il existe des petites astuces pour te permettre d’optimiser au maximum l’espérance de vie « technique » ou « technologique » de tes appareils. Tu peux par exemple essayer de prolonger la durée de vie de la batterie en chargeant mieux, acheter une coque pour éviter de le casser, tout simplement en prendre soin.

Ensuite, il se peut totalement que tu aies besoin de changer d’appareil par besoin, même s’il fonctionne encore. Si tu travailles dans le digital, c’est d’autant plus pertinent. Dans ce cas-là, l’idéal pourrait être de privilégier le don pour une association, si tu en as les moyens. Il existe des associations pour cela, comme Emmaüs ou Action Numérique Solidaire. Sinon, tu peux vendre ton matériel d’occasion sur un marketplace. L’idée est d’aller vers le réemploi des outils. Tes vieux appareils seraient quand même mieux dans les mains de quelqu’un qui n’en a pas les moyens qu’au fond de ton placard. 😉

Enfin, lorsque tu vas racheter un appareil, essaye de la faire de manière écologique. Il existe aujourd’hui bon nombre de plateformes qui t’offrent du matériel reconditionné. Ces équipements ont l’avantage d’être moins cher que le neuf, dans un état quasi-neuf (reconditionné), et de favoriser le réemploi et le recyclage. Autrement dit, tout le monde est gagnant dans cette histoire !

Optimiser sa consommation électrique

Cela peut paraître difficile de réduire sa consommation d’électricité lorsqu’on travaille sur le web, c’est pourtant possible ! Voici quelques actions à mettre en place pour limiter une consommation excessive :

  • Éteindre sa box Internet et son récepteur de télévision dès que possible. En effet, la consommation d’un box Internet est bien plus importante que ce que l’on peut penser. Ta box consomme environ autant qu’un grand réfrigérateur ! Quand tu ne t’en sers pas la nuit ou quand tu n’es pas chez toi, tu peux l’éteindre, ça ne coûte rien. En fait, ça te rapporte même de l’argent de faire une telle économie d’énergie.
  • Éteindre plutôt que de mettre en veille. Si tu n’utilises pas ton ordinateur (ou un autre appareil) pendant plus d’1 heure tu peux l’éteindre pour limiter ta consommation. C’est logique, mais c’est le genre de choses à laquelle on ne pense pas toujours.
  • Éviter au maximum l’impression dès que possible. On a tendance à tout digitaliser quand il s’agit d’administration par exemple, et c’est tant mieux. Si tu veux aller encore plus loin, sache qu’il existe des polices d’écriture écologiques qui limitent le gaspillage d’encre.
  • Limiter les onglets et sauvegarder en favoris. Un onglet ouvert mais pas utilisé n’est pas primordial pour toi et consomme pour rien. Pour les liens que tu consultes de manière régulière, essaye de les enregistrer en favoris dans ton navigateur pour limiter les requêtes inutiles dans les moteurs de recherche.
Réduire sa pollution numérique facilement
Réduire sa pollution numérique facilement

Opter pour un hébergeur web écologique

On a vu que les chiffres provoqués par les Data Centers étaient très impressionnants. Malheureusement, c’est aussi un des leviers les plus difficiles à activer pour limiter la pollution numérique. Cependant, même si tu ne peux pas réduire ton impact à 0, tu peux essayer de le réduire.

Certains hébergeurs web proposent aujourd’hui des formules d’hébergement écologiquement neutres pour ton site web. C’est notamment le cas d’Ex2. Il s’agit d’un hébergeur web qui disposent de Data Centers en France et qui a pris le parti de placer l’écologie au centre de ses priorités. En effet, ils compensent l’intégralité de leurs émissions en carbone de différentes manières.

Tout d’abord, ils s’assurent que leurs solutions soient fournies par des énergies renouvelables. C’est déjà une belle avancée. En plus de cela, ils reversent 1 % de leurs revenus à la suppression du carbone. La cerise sur le gâteau, c’est qu’ils ont développé sur-mesure une offre d’hébergement qui te permet de financer des lampes solaires en Afrique.

Si tu es intéressé, sache qu’Ex2 transfère gratuitement ton site vers leur serveur si tu souscris à l’une de leurs offres !

Gérer sa boîte mail

La dernière astuce facile à mettre en place : mieux gérer sa boîte mail. Là aussi, il existe bon nombre d’astuces simples à appliquer :

  • Limiter les pièces-jointes au maximum.
  • Essayer de limiter les mails inutiles autant que possible : privilégier les SMS ou le téléphone.
  • Réduire le plus possible le poids de sa signature mail.
  • Supprimer tous les mails qui ne servent à rien. Dès qu’un mail n’a pas d’intérêt à être conservé, tu peux le supprimer. S’il a un intérêt quelconque, tu peux aussi l’enregistrer en local pour le retrouver rapidement.
  • Se désinscrire des listes des diffusions qui ne t’intéressent plus.

Limiter son nombre d’objets connectés au nécessaire

Aujourd’hui, il existe des objets connectés pour répondre à tous les besoins. Sur un plan pratique, c’est sûrement quelque chose de très intéressant, qui permet de gagner du temps ou du confort. Néanmoins, si on suit les chiffres de GreenIT, leur nombre était d’un milliard en 2010 et devrait se rapprocher des 50 milliards d’ici à 2025.

Au-delà de la consommation électrique nécessaire pour faire fonctionner l’ensemble de ces outils (même si certains contribuent justement à la réduire), il s’agit souvent d’objets qui sont difficiles à recycler. Tout comme nos ordinateurs reliés à internet, ces objets sont également connectés à Internet pour récolter et stocker des données. C’est une source de pollution supplémentaire. L’idéal serait donc de limiter sa « consommation » d’outils connectés au strict nécessaire et à ceux qui permettent de réduire sa consommation électrique (thermostats connectés, ampoules connectées, volets roulants connectés, etc…).

Privilégier le stockage local

Même si cela peut sembler être une sorte de « retour en arrière », il est indéniable que le stockage local soit plus économe en termes d’énergie.

Effectivement, le stockage sur le cloud insinue que tu solliciteras un serveur chaque fois que tu voudras accéder à tes fichiers, en déposer ou en télécharger. De plus, tes fichiers prendront de la place sur ces serveurs et contribueront à augmenter le nombre de Data Centers nécessaires pour stocker les données de tout le monde. La solution à cette problématique est de stocker de manière locale, sur ton ordinateur ou un disque dur externe autant que possible.

Utiliser des applications respectueuses de l’environnement

Grâce au rapport ClickClean publié par GreenPeace, tu peux savoir quelles sont les applications les plus ou moins respectueuses de l’environnement, en ce qui concerne la consommation d’énergie. Le rapport date de janvier 2017, donc il reste à prendre avec des pincettes puisque certaines applications ont peut-être amélioré (ou l’inverse) leur bilan depuis.

Exemple de Twitter sur le rapport ClickClean de Greenpeace
Exemple de Twitter sur le rapport ClickClean de Greenpeace

Pour tous tes outils préférés, il te sera possible de voir comment se répartissent les sources d’énergie utilisées, une note attribuée par GreenPeace et quelques indications notamment sur la transparence de l’entreprise vis-à-vis de son énergie ou autre.

Il existe en réalité des dizaines, voir centaines d’autres astuces à appliquer pour limiter ta pollution numérique. Comme tu as pu le voir, certains d’entre eux sont vraiment simples à mettre en place. Il ne te reste plus qu’à t’y mettre.

Les différents chiffres nous montrent qu’il est important d’agir, nous qui travaillons au quotidien sur le web. N’hésite pas à nous faire part des actions que tu fais pour limiter la pollution numérique à ton échelle en commentaire ou sur nos réseaux sociaux.

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