
L’essentiel en bref
- Les Google tags deviennent des conteneurs Tag Manager complets, avec débogage et gestion des versions. Le comportement des tags existants sur la page ne change pas.
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Les nouveaux snippets de déploiement n’auront plus la commande
gtag config. L’initialisation passera par un déclencheurgtm init. - L’optimisation du conteneur reste facultative, mais elle établit automatiquement des liens entre votre conteneur et vos comptes Google, avec un accès en lecture accordé par défaut.
Ce que Google change concrètement dans le tagging
Trois chantiers en un :
- D’abord l’interface : la page d’accueil de Tag Manager est redessinée, avec un onglet Settings qui centralise les réglages du conteneur et un onglet Advanced repliable qui regroupe déclencheurs, variables, modèles et dossiers. Aucune fonctionnalité n’est retirée.
- Ensuite l’unification. Les sites qui n’utilisaient que le Google tag héritent des fonctions de Tag Manager : marquage via interface, mode de prévisualisation, historique des versions. Chaque destination Google conserve son propre tag, ce qui préserve les déclencheurs d’événements automatiques déjà en place.
- Enfin le marquage visuel. Vous naviguez sur votre site, vous cliquez sur un élément, et le système génère sélecteurs et déclencheurs en arrière-plan. Ginny Marvin, porte-parole de Google Ads, décrit une navigation dans le parcours d’achat comme le ferait un client.
À un détail près : cette fonction est en bêta et ne couvre pour l’instant que les conversions d’achat Google Ads. Google annonce une extension progressive à d’autres cas d’usage dans l’année, sans calendrier daté. Si vous suivez des leads, des inscriptions ou des ajouts au panier, le no-code ne vous concerne pas encore.
L’optimisation du conteneur touche à vos permissions
C’est le point le plus important : Google affichera une bannière invitant à « optimiser » le conteneur, accessible aux utilisateurs disposant des droits de modification, d’approbation ou de publication. Les changements sont prévisualisables avant publication, et rien n’est appliqué d’office.
Le gain technique est lui intéressant : un conteneur optimisé envoie les données directement aux destinations Google, sans charger gtag.js comme intermédiaire. C’est du JavaScript en moins et de la latence de mesure en moins sur des pages déjà chargées.
Mais l’optimisation fait autre chose : elle établit automatiquement des liens entre votre conteneur et vos comptes de destination, Google Ads ou Google Analytics, rendant le conteneur visible et gérable depuis l’interface de ces produits. L’accès en lecture est accordé par défaut, modifiable ensuite dans la gestion des utilisateurs de Tag Manager.
Pour une agence qui gère trente conteneurs clients, ce n’est pas anodin : qui, dans le compte Ads du client, va soudain voir la configuration de mesure ? Et qui, chez vous, va s’en apercevoir ?
En clair : ajoutez une étape d’audit des permissions juste après la publication, au même titre que la vérification des balises. Le sujet rejoint des questions déjà sensibles côté gouvernance des données en Europe.
gtag config disparaît des nouveaux snippets
Tous les nouveaux snippets de déploiement seront identiques, et aucun ne contiendra la commande gtag config. Google recommande de configurer le comportement d’initialisation via un déclencheur gtm init.
La porte de sortie est prévue : ce déclencheur peut être paramétré pour attendre la commande config et préserver une configuration historique. Elle demande quand même une décision explicite de votre part.
Si votre setup Analytics repose sur des paramètres passés en dur dans le config, sur des dataLayer poussés avant le chargement du tag ou sur un ordre d’exécution précis avec votre CMP, c’est le moment de documenter ce qui existe. Google précise que la migration ne change pas le comportement en page, ce qui n’exonère personne d’un test en environnement de recette.
Google élargit par ailleurs son écosystème avec des intégrations impliquant Akamai, Cloudflare, Duda, Fastly et Webflow. Pour les sites derrière un CDN, c’est probablement l’annonce la plus utile du lot, et la moins commentée.
Aucune date de déploiement général n’est publiée dans le centre d’aide Tag Manager, qui parle d’une série de mises à jour introduites progressivement.
Notre verdict :
L’unification simplifie réellement la vie des annonceurs sans équipe technique, et ouvre un chantier de vérification pour tous les autres. Le point le plus important reste l’accès : l’optimisation crée des liens de compte automatiques, en lecture par défaut, entre votre conteneur et vos comptes Google. Prévisualisez, publiez, puis auditez vos permissions dans la foulée.

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).