
Accès rapide (Sommaire) :
Pourquoi les self-promotional listicles font débat dans le SEO et le GEO ?
Dans le marketing digital, il existe une pratique bien connue : publier un article comparatif intitulé “Les meilleurs outils de…”… en plaçant sa propre solution en première position.

Une entreprise publie un classement d’outils ou de logiciels dans lequel :
- son produit apparaît en tête du classement,
- des concurrents sont listés ensuite,
- la comparaison met souvent en avant ses propres avantages.
Ce format existe depuis longtemps dans le SEO traditionnel.
L’objectif est simple : capter les internautes qui recherchent les “meilleurs outils” dans un domaine donné.
Mais avec l’arrivée des moteurs conversationnels et des réponses générées automatiquement, une question est apparue :
- Ces contenus auto-promotionnels sont-ils toujours utilisés comme sources ?
Une étude récente menée sur plus de 230 000 citations permet d’y voir plus clair.
Une analyse de 232 000 citations sur six plateformes majeures

Pour comprendre comment ces contenus sont utilisés dans les réponses générées automatiquement, les chercheurs ont analysé un large ensemble de données provenant de plusieurs plateformes.
L’étude repose sur :
- 13 000 listicles différents
- 232 000 citations analysées
- 12 semaines de collecte entre décembre 2025 et février 2026
Les analyses ont porté sur plusieurs plateformes majeures :
- ChatGPT,
- Google AI Mode,
- Perplexity,
- Microsoft Copilot,
- Google Gemini,
- Google AI Overviews.
Les requêtes étudiées concernaient exclusivement des recherches non liées à une marque autour des logiciels : par exemple “meilleurs outils CRM”, “meilleurs logiciels d’automatisation”, etc.
Pourquoi ce choix ?
Parce que le secteur des logiciels et SaaS est historiquement l’un de ceux où les contenus comparatifs auto-promotionnels sont les plus nombreux.
Objectivité des IA : quand les réponses cachent des intérêts commerciaux
Premier enseignement de l’étude : contrairement à certaines idées reçues, ces contenus sont loin d’avoir disparu.
En moyenne :
Environ 11 % des citations proviennent de listicles auto-promotionnels.
Autrement dit, environ 1 citation sur 10 provient d’un contenu dans lequel une entreprise recommande son propre produit.

Voici une synthèse des résultats observés.
| Plateforme analysée | Taux moyen de listicles auto-promotionnels |
|---|---|
| ChatGPT | 3 à 5 % |
| Google AI Mode | 9 à 11 % |
| Perplexity | 10 à 12 % |
| Moyenne globale | ≈ 11 % |
La pratique reste donc relativement fréquente, même dans les réponses générées automatiquement.
Pourquoi certains systèmes citent moins ces contenus ?
Un résultat attire particulièrement l’attention : certaines plateformes semblent beaucoup moins dépendantes de ces contenus. Dans l’étude, ChatGPT affiche un taux moyen d’environ 3,6 %.

C’est presque trois fois moins que certaines autres plateformes analysées.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet écart :
- une plus grande diversité de sources utilisées,
- une présence plus importante de contenus pédagogiques ou éducatifs,
- une dépendance plus faible à certains sites très présents dans les comparatifs logiciels.
Cela ne signifie pas que ces contenus sont totalement absents, mais ils semblent moins privilégiés dans certains systèmes.
Aucune correction algorithmique visible pour l’instant
Autre point intéressant : les chercheurs ont analysé l’évolution des résultats semaine après semaine.
L’objectif était de vérifier si les plateformes deviennent progressivement meilleures pour détecter ces contenus.
Résultat : aucune tendance claire n’apparaît. En résumé, aucun filtre anti-spam ne semble encore déployé sur ce type de système à l’inverse des résultats de recherche de Google.
Les variations observées restent relativement stables :
- entre 11 % et 14 % en décembre et janvier
- légère baisse autour de 9-10 % sur certaines plateformes en février
- stabilité globale sur toute la période étudiée
Autrement dit : les systèmes n’ont pas encore trouvé de solution fiable pour filtrer automatiquement ce type de contenu.
Pourquoi cette stratégie reste risquée malgré tout ?
Le fait que ces contenus soient encore cités ne signifie pas qu’ils constituent une bonne stratégie sur le long terme.
Plusieurs risques sont régulièrement évoqués par les spécialistes du référencement.
1- Un risque de perte de crédibilité auprès des lecteurs
Les internautes deviennent de plus en plus attentifs aux contenus biaisés.
Lorsqu’un classement place systématiquement la solution de l’éditeur en première position, la confiance peut rapidement disparaître.
2- Un risque algorithmique à moyen terme
Plusieurs experts du SEO estiment que ces pratiques pourraient être ciblées par de futures évolutions des algorithmes.
Autrement dit : ce qui fonctionne aujourd’hui pourrait être pénalisé demain.
3- Des alternatives plus durables existent
Plutôt que de créer ses propres classements, certaines approches sont généralement considérées comme plus solides :
- apparaître dans des comparatifs publiés par des sites indépendants,
- développer des contenus pédagogiques approfondis,
- obtenir des avis authentiques sur des plateformes dédiées,
- être cité dans des annuaires de logiciels professionnels.
Ces stratégies demandent souvent plus de travail (et de budget)… mais elles garantissent une visibilité plus durable face à d’éventuelles mises à jours algorithmiques.
Et vous, que pensez-vous de ces pratiques ?

Fondateur de LEPTIDIGITAL et SUPASST, je suis également consultant spécialisé en acquisition de leads B2B (SaaS). Passionné par le marketing digital, l’intelligence artificielle et le SEO. Avant de devenir indépendant, j’ai occupé des postes clés en tant que SEO Manager et responsable e-commerce pour plusieurs grandes entreprises (Altice Media, Infopro Digital, Voyage Privé et le Groupe ERAM). Sur le plan perso, je suis un curieux insatiable, également passionné par la photographie, le badminton et les voyages. Pour toute demande de partenariat, privilégiez LinkedIn ou email ([email protected]).