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Référencement SEO à l’international : 4 conseils pour bien se lancer !

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Référencer un site internet à l’international : comment ça marche ? Voici 4 conseils pour bien se lancer et réussir son internationalisation côté SEO !

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Responsable SEO, consultant SEO ou chef de projet SEO ? Le sujet du référencement naturel à international arrive toujours tôt ou tard sur la table et peu de ressources détaillées existent pour l’aborder. Dans cet article, nous vous proposons d’aborder 4 points essentiels pour bien se lancer dans le référencement d’un nouveau site internet à l’international.

Sommaire :

 

A lire aussi : Les parts de marché 2017 des moteurs de recherche en France et dans le Monde !

1- Où créer son site internet international ? Nom de domaine avec ccTLD dédié ? Sous-domaine ? Sous-rubrique ?

choix URL SEO international

Dans cette section, nous allons vous présenter un petit aperçu des avantages / inconvénients de chaque choix ainsi que notre recommandation prioritaire (l’option 1).

L’infographie ci-dessus proposée par le site Moz résume de manière très synthétique et graphique les principales différences entre les 3 options les plus répandues sur le web pour gérer un site international en plusieurs langues.

Nous verrons un peu plus bas dans l’article que dans certains cas, il peut être recommandé de combiner plusieurs solutions.

Option 1 – Le ccTLD dédié (ex : nomdedomaine.fr), la meilleure option pour partir sur de bonnes bases !

Le ccTLD (country code top level domain) correspond aux deux lettres qui remplacent le générique .com à la fin du nom de domaine (.fr dans notre exemple).

Les avantages :

      • Même sans balise hreflang, Google est capable de déterminer la langue ciblée par le site internet : c’est l’idéal.
      • Si le site nécessite des ajustements importants pour chaque pays, cette méthode facilitera la maintenance sur le long terme car tout le site est dissocié des autres langues.
      • Cette configuration facilite la gestion de contenus dans plusieurs langues régionales via des sous-domaines ou sous répertoires.
      • Si le site principal dispose d’un historique technique et SEO bancal, partir sur un nouveau domaine avec ccTLD dédié permettra de repartir sur des bases saines et propres avec une stratégie SEO parfaitement optimisée dès le début.
      • Les domaines référents locaux ne seront pas dilués dans la masse d’un domaine international accueillant toutes les langues via des sous répertoires : c’est plus optimisé.

Inconvénients :

      • Généralement plus couteux en maintenance, ressources de dev, certificats SSL, serveurs : mais cela reste assez variable d’une entreprise à une autre et d’une organisation à une autre.
      • Chaque nouveau domaine repart de 0 niveau SEO (hors linking entre versions internationales) : ce qui peut être un inconvénient ou un avantage en fonction de l’historique du domaine principal.

Option 2 – Le sous répertoire (ex : nomdedomaine.com/fr/), une bonne alternative au ccTLF dédié

Les avantages :

      • Permet de profiter pleinement de l’autorité du domaine principal sans repartir de 0.
      • Généralement moins couteux en maintenance (variable en fonction des sites et des adaptations à gérer par langue / pays).

Inconvénients :

      • Les domaines référents du domaine principal seront moins ciblés géographiquement, ils viendront d’un peu partout : perte de pertinence.
      • Les balises hreflang et canonical doivent être correctement mises en place pour que cette configuration n’ait pas d’impacts négatifs sur le positionnement des pages sur les moteurs de recherche.

Option 3 – Le sous domaine (ex : fr.nomdedomaine.com/), une autre alternative au ccTLF dédié

Les avantages :

      • Peut être moins couteux en maintenance (variable en fonction des sites et des adaptations à gérer par langue / pays).

Inconvénients :

      • Ne permet pas vraiment de profiter de la popularité du domaine principal car considéré comme Google comme un domaine à part entière : autant partir sur un nom de domaine avec ccTLD dédié donc.
      • Les balises hreflang et canonical doivent être correctement mises en place pour que cette configuration n’ait pas d’impacts négatifs sur le SEO.

2- Un ou plusieurs sites par langue ? Comment gérer cela concrètement ?

A mi-chemin entre l’expérience utilisateur et le SEO, cette seconde question est l’une des plus importantes lorsque l’on envisage un développement à l’international. Faut-il créer une version d’un site pour chaque langue et chaque pays ou pouvons-nous mutualiser ? Comment gérer le cas où le contenu sera similaire sur plusieurs versions ?

Si l’on est tenté de rédiger un seul contenu pour une langue utilisée dans de nombreux pays et de ne faire qu’une version de son site pour cette même langue, est-ce une pratique recommandée par Google ? Si telle est la volonté de l’entreprise / la direction, quelle est la meilleure gestion technique à mettre en place ?

Cas concret : cibler plusieurs pays qui parlent la même langue

Quelques pays francophones pour l'exemple

Quelques pays francophones pour l’exemple

Prenons un cas concret pour illustrer nos propos.

Afin de cibler plusieurs pays qui parlent le Français (France, Belgique Francophone, Suisse Francophone, Luxembourg, Québec, …), une entreprise se demande quelle stratégie adopter pour ressortir le mieux possible sur toutes les versions locales de Google.

La recommandation officielle de Google :

Concrètement, Google recommande (dans le meilleur des mondes), de créer des sites distincts avec du contenu distinct tout en lui déclarant quelle version cible quelle langue et dans quel pays via Search Console et les balises hreflang.

Si vous souhaitez suivre les recommandations de Google, vous allez donc devoir dans un premier temps :

      • Rédiger les contenus dans les différentes langues en adaptant au mieux le contenu aux spécificités régionales
        • ex : il existe des spécificités entre l’Anglais Américain, l’Anglais parlé au Royaume-Uni et celui parlé en Australie notamment (vocabulaire, tournures de phrase, …). C’est également le cas pour le Français, le Français parlé en Belgique diffère légèrement de celui parlé en France.
      • Choisir sur quelle extension (ccTLD), sous domaine ou sous répertoire créer les différentes versions de son site
      • Mettre en place les recommandations techniques de Google pour maximiser les chances que ce dernier serve la bonne version au bon internaute (via la balise hreflang notamment)

Cette recommandation partagée par Google n’étant pas toujours évidente à suivre, nous vous présenterons dans un second temps (ci-dessous) comment gérer des versions différentes d’un site qui disposent de contenu très proche ou dupliqué.

URLs distinctes et contenu différent : quelles précautions prendre ?

Pour revenir sur notre cas concret d’exemple, la bonne pratique à suivre serait de créer différentes versions de site avec du contenu réécrit pour les différentes langues en les intégrant dans une structure qui pourrait ressembler à cela :

      • France – Français : exemple.fr ou exemple. com / fr.exemple.com
      • Belgique – Français : exemple.be/fr/ ou fr.exemple.be / be.exemple.fr / exemple.com/
      • Suisse – Français : exemple.ch/fr/ ou fr.exemple.ch / ch.exemple.fr
      • Québec – Français : exemple.ca/fr/ ou fr.exemple.ca

Une fois le problème des versions résolu, il faudra déclarer à Google quelle version cible quel pays et quelle langue. Pour se faire, voici la solution recommandée par le moteur de recherche :

      • Ajouter la balise <link rel="alternate" href="https://www.exemple.tld" hreflang="xx-xx" /> dans le <head> de toutes les pages de toutes les versions du site pour déclarer à Google (et aux autres moteurs de recherche), le pays et la langue ciblée par la version qu’il crawlera.
        • Ex : pour « exemple.ch/fr/ », la balise hreflang à intégrer sur toutes les pages du site sera la suivante (en mettant à jour l’URL intégrée dans la section « href » par la page) :<link rel="alternate" href="https://example.ch/" hreflang="fr-ch"/>
            • le « fr » indique ici à Google la langue du contenu et le « ch » lui indique le pays ciblé

Grâce à l’attribut hreflang, vous pouvez également indiquer à Google et aux autres moteurs de recherche quelle est votre version d’origine. Pourt cela, il vous suffit d’ajouter la balise hreflang suivante :

<link rel="alternate" href="http://example.com/" hreflang="x-default" />

Pour en savoir plus sur l’attribut hreflang, rendez-vous sur la doc officielle de Google accessible ici : https://support.google.com/webmasters/answer/189077?hl=fr

URLs distinctes et contenu identique ou similaire : comment gérer ce cas particulier ?

Si votre entreprise ne dispose pas du budget, des ressources ou de la volonté de rédiger du contenu unique pour chaque pays et chaque langue (ce qui peut se comprendre assez facilement), vous devrez non seulement mettre en place la balise hreflang comme présenté ci-dessus mais également lui associer une balise link rel = canonical qui indiquera à Google la version qui propose le contenu unique.

Pour reprendre notre exemple ci-dessus et en partant du principe que le contenu original est présent sur « exemple.fr », la mise en place de la balise canonical devra se faire ainsi :

      • France – Français : exemple.fr : pas de canonical à ajouter
      • Belgique – Français : exemple.be/fr/ : ajouter un canonical vers exemple.fr
        • Ajouter
          <link rel="canonical" href="https://example.fr/" />

          dans le

          <head>

          de toutes les pages en remplaçant bien la valeur de l’élément « href » par la page concernée

      • Suisse – Français : exemple.ch/fr/ : ajouter un canonical vers exemple.fr
      • Québec – Français : exemple.ca/fr/ : ajouter un canonical vers exemple.fr

⚠️ ATTENTION : une page ne peut intégrer qu’une seule canonical. Avant de mettre en place cette canonical, assurez-vous donc bien qu’aucune canonical n’est présente sur la page sinon ces dernières pourront ne pas être comprises par GoogleBot et les autres robots d’indexation.

Pour en savoir plus sur les URLs canoniques, rendez-vous sur la documentation officielle de Google ici : https://support.google.com/webmasters/answer/139066?hl=fr 

3- Comment réaliser une étude de mots-clés SEO pour n’importe quel pays à l’international ?

Une fois les éléments précédents validés, la partie sémantique arrive très vite en amont de la création du site internet international à référencer. Dans le cas d’un site déjà en place, cette étape sera également indispensable pour ensuite le ré-optimiser et déterminer les axes à privilégier pour l’optimisation.

Plus que recommandée dans le cas de la création d’un nouveau site international afin de définir l’architecture de ce dernier, le rubriquage des contenus, la stratégie d’optimisation des balises clés (Hn, Title, Meta Desc) et la stratégie de contenu globale, l’analyse de mots-clés est selon moi une étape cruciale à ne surtout pas négliger / rater pour bien réussir le référencement de n’importe quel site à l’international.

Concrètement, si vous internationaliser un site Français sur des marchés étrangers, votre analyse de mots-clés Française pourra vous servir de base à faire traduire et compléter par des traducteurs / référenceurs locaux.

Si vous souhaitez prendre en charge le gros de l’analyse de mots-clés sans connaitre la langue, les quelques outils et pistes citées ci-dessous vous seront d’une grande utilité (ils le sont aussi pour une analyse de mots-clés en Français).

3 outils indispensables pour réaliser une étude de mots-clés efficace pour n’importe quel pays :

      • Google Adwords Keyword Tool : pour obtenir des idées de mots-clés en ciblant un pays précis ainsi qu’une langue précise via les paramètres avancés de la section « Idées de mots clés » (il est possible de définir le pays et la langue pour n’obtenir que les idées de mots-clés d’un pays ou d’une langue en particulier avec les volumes de recherche mensuels associés).
      • SEMrush : en analysant le trafic et les mots-clés des principaux sites concurrents via le rapport « Organic Search Positions« .
      • Übersuggest : pour trouver des idées de mots-clés plus longue traine sur un sujet précis dans presque n’importe quelle langue.

4 autres moyens d’obtenir des mots-clés intéressants :

      • Les recherches associées de Google, Bing ou de tout autre moteur de recherche populaire dans le pays ciblé
      • Les suggestions de recherche de Google, Bing ou de tout autre moteur de recherche populaire dans le pays ciblé
      • Google Trends et sa section « Requêtes associées »
      • Wikipedia et ses nombreux sujets et mots-clés maillés dans toutes les langues

4- QUID du netlinking à l’international ? Les pistes à creuser.

Référencer un site international, qu’il soit sur un sous domaine, un sous répertoire ou un ccTLD dédiée est au final identique au référencement de tout autre site internet.

Ainsi, il vous sera notamment recommandé de :

      • Mailler vos différents domaines internationaux entre eux (Wikipedia est un super exemple pour cela)
      • Diversifier au maximum votre profil de backlinks (blogs spécialisés, sites spécialisés, forums spécialisés, annuaires spécialisés, …)
      • Limiter les ancres optimisées (préférer au maximum les ancres « naturelles »)
      • Acquérir des liens dofollow ET nofollow
      • Cibler peu de domaines référents mais si possible des domaines :
        • disposant d’une bonne autorité
        • sur des ccTLD locaux ou qui partagent exclusivement du contenu entièrement rédigé dans la langue désirée
        • traitant des thématiques liées à votre activité
      • D’éviter les liens sitewide, liens partenaires, liens footer, liens dans les widgets

3 pistes à creuser pour booster sa stratégie d’acquisition de backlinks à l’international :

      • Publier du contenu unique de très haute qualité (plus que les concurrents si possible) et bien illustré : avec des photos et vidéos de qualité.
        • Plus votre contenu sera de qualité, plus il sera relayé sur les réseaux sociaux et aura de chances d’obtenir des mentions dans d’autres sites, blogs et forums spécialisés naturellement.
      • Réaliser des études dans votre secteur et partager les résultats sous la forme d’une infographie que vous soumettrez aux différents blogs et magazines qui parlent de votre secteur d’activité.
      • Contacter des blogueurs et influenceurs locaux pour réaliser des articles sponsorisés (que les liens soient en dofollow ou nofollow, ils auront dans tous les cas un intérêt marketing et de communication en plus du potentiel jus et trust SEO qu’ils pourront transmettre).

BONUS : Un peu perdu ? Des formations au SEO international existent !

Si le SEO international peu paraitre un peu complexe au premier abord, tout s’apprend !

Des agences SEO suffisamment expertes dans le domaine proposent par exemple des formations spécialisées en SEO international. C’est notamment le cas de l’agence Primelis qui propose des programmes adaptés à tous les niveaux : https://www.primelis.com/expertises/referencement-international/

Si le budget d’une telle formation est au dessus de vos moyens, une veille poussée sur internet et les ressources gratuites de Google pourront déjà vous aider et vous guider vers la réussite.

 

Quelques lectures recommandées sur le sujet du SEO international :

 

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